Les automobilistes marocains prennent d’assaut les stations avant la hausse de lundi
Face à une hausse des prix attendue lundi, les automobilistes marocains ont saturé les stations-service ce week-end. Les tensions au Moyen-Orient propulsent les tarifs du gazole et de l’essence à des niveaux critiques sur les marchés internationaux.
L’afflux exceptionnel observé samedi dans plusieurs villes témoigne de l’inquiétude des transporteurs et des particuliers. Les files d’attente se sont multipliées dès les premières heures de la matinée, les professionnels du transport routier et les chauffeurs de taxi cherchant à s’approvisionner avant l’application de nouveaux tarifs dès demain.
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Selon des sources professionnelles, le prix du litre de gazole — le carburant le plus consommé — devrait grimper de 1,60 dirham, tandis que l’essence super sans plomb augmentera de 0,86 dirham. Cette hausse intervient après un premier ajustement début mars et laisse craindre, selon les prévisions, un passage durable du gazole au-dessus du seuil des 14 dirhams.
Cette volatilité est directement liée à l’aggravation des tensions politiques et militaires au Moyen-Orient, qualifiée de « guerre d’Iran ». Ces perturbations pèsent lourdement sur les cours des produits raffinés à la Bourse de Rotterdam, référence pour le marché marocain depuis l’arrêt définitif de l’unique raffinerie nationale, Samir, en 2016.
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La tendance actuelle marque un retournement brutal par rapport à la fin de l’année 2024, où le gazole s’échangeait sous la barre symbolique des 10 dirhams. Désormais, la dépendance totale du Royaume aux importations de produits finis, dont les prix de vente au public sont souvent supérieurs au cours du baril de brut, expose directement les consommateurs aux fluctuations erratiques de la conjoncture mondiale.