Dubaï et Doha paralysés : Le Maroc capte le flux des touristes en quête de sécurité
L’embrasement du Moyen-Orient paralyse les hubs de Dubaï et Doha, menaçant 56 milliards de dollars de revenus. En quête de sécurité, les voyageurs internationaux se tournent désormais massivement vers le Maroc et d’autres destinations africaines.
Les frappes coordonnées américano-israéliennes du 28 février contre l’Iran, marquées par la disparition de l’ayatollah Khamenei, ont plongé le Moyen-Orient dans une instabilité profonde. La riposte iranienne a directement visé des sites stratégiques, transformant les pôles touristiques de la région, autrefois animés, en zones de haute tension.
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Au 7 mars 2026, le transport aérien régional est quasiment à l’arrêt. Plus de 1 500 vols ont déjà été annulés dans les aéroports de Dubaï, Doha et Abou Dhabi. Les géants comme Emirates et Qatar Airways opèrent désormais à un niveau minimal, tandis que les compagnies de croisière rapatrient d’urgence leurs passagers.
Cette crise menace d’amputer les revenus touristiques régionaux de 56 milliards de dollars. Avec une baisse prévue de 27 % des arrivées internationales, soit jusqu’à 38 millions de visiteurs en moins, le secteur, qui générait 460 milliards de dollars par an, subit un recul historique de la confiance des voyageurs mondiaux.
Dans ce contexte de rupture, les flux de voyageurs se réorientent vers des zones épargnées. Le Maroc, aux côtés du Kenya et de la Tanzanie, enregistre une hausse significative des réservations. « L’Afrique commence à apparaître comme un bénéficiaire potentiel de cette évolution », offrant une alternative sécurisée pour les voyages d’affaires et de loisirs.
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Si le secteur a prouvé sa résilience par le passé, le rétablissement de la confiance au Moyen-Orient sera long. Tandis que Rabat et dans une moindre mesure Le Caire captent cette nouvelle demande, les pays du Golfe devront engager de profondes réformes sécuritaires pour espérer un retour à la normale d’une industrie aujourd’hui fracturée.