Casablanca : leurs maisons détruites, les promesses envolées
Plusieurs familles touchées par les démolitions du projet du Mahaj royal ont manifesté devant l’arrondissement de Sidi Belyout. Elles affirment n’avoir reçu ni logement de remplacement ni indemnisation, plusieurs mois après la destruction de leurs habitations.
Les protestataires ont dénoncé, jeudi 23 juillet, des promesses faites avant les opérations de démolition mais jamais concrétisées. Sur leurs pancartes, ils accusaient notamment les responsables de ne s’intéresser aux citoyens que pendant les campagnes électorales.
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Selon Goud, plusieurs ménages affirment avoir accompli toutes les démarches administratives demandées, sans que leurs noms apparaissent encore dans les listes des bénéficiaires. Ils disent également n’avoir obtenu aucun échange direct avec les responsables chargés de leurs dossiers.
Des familles sorties des listes
Une habitante de Derb Mouha Ou Saïd raconte s’être retrouvée sans toit avec ses enfants. Elle assure ne pas s’opposer au développement de Casablanca, mais refuse que des maisons soient détruites avant la mise en place d’une solution permettant aux familles de vivre dignement.
La mère de famille explique que le paiement d’un loyer aggrave une situation financière déjà difficile. Elle dit regretter d’avoir quitté son logement sur la base d’engagements qui seraient finalement restés sans effet.
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Les démolitions s’inscrivent dans le projet du Mahaj royal, destiné à réaménager une partie de l’ancienne médina de Casablanca. Les familles mobilisées demandent désormais aux autorités de régler les dossiers en attente et de garantir un relogement ou une indemnisation à tous les ménages concernés, sans exclusion.