Ces familles de Casablanca refusent de déménager
À Casablanca, le recasement du douar Bouih situé dans le quartier Aïn Sebaâ passe mal auprès des résidents du bidonville. Ils dénoncent des « manœuvres douteuses » dans le cadre du projet immobilier censé les reloger avant la démolition de leurs habitations précaires.
Les habitants du bidonville Bouih, à Aïn Sebaâ, sont en colère contre les autorités en raison d’une promesse non tenue. Alors qu’ils s’attendaient à être relogés dans des appartements situés boulevard Abdelkader Sahraoui, ils constatent que les autorités ont réorienté le projet vers la zone de « Chichane », près de Lahraouiyine. De quoi susciter leur indignation. Suite à une visite des logements témoins, les bénéficiaires ont refusé catégoriquement les appartements qui leur étaient attribués au motif qu’ils sont inadaptés aux besoins familiaux, notamment en raison de leur taille réduite par rapport au nombre de membres dans chaque foyer.
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Ils estiment que ces logements ne respectent pas les normes minimales de salubrité et seraient donc inhabitables. « Face à cette situation, les habitants menacent de réclamer le retour à leurs terrains si les autorités ne respectent pas leurs engagements », fait savoir Al Akhbar. Autre exigence : des garanties concrètes avant tout déplacement, notamment une indemnité pour logement temporaire, un calendrier précis de relogement, une transparence dans la gestion du projet et une attention particulière pour les familles monoparentales.
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Pour se faire entendre, ils organisent régulièrement des sit-in. Ils appellent les autorités à respecter ces promesses qu’ils leur ont faites, notamment lors des campagnes électorales.