Le rêve immobilier qui tourne au cauchemar pour de nombreux Marocains
Au Maroc, l’acquisition d’un bien immobilier est un long chemin parsemé d’embûches pour de nombreuses familles en raison des problèmes récurrents auxquels est confronté le secteur.
Retards dans la livraison des projets, arrêt soudain des travaux, interruptions prolongées et injustifiées pour diverses raisons, qu’elles soient administratives ou financières et escroqueries immobilières. Les acquéreurs rencontrent d’énormes problèmes. Ils perdent parfois les acomptes qu’ils ont versés sans recevoir le bien immobilier. Ainsi, leur rêve de devenir propriétaires peine à se concrétiser.
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L’une des formes les plus graves de fraude immobilière au Maroc consiste à vendre des terrains collectifs ou des terrains non classés pour la construction, font savoir des personnes lésées. Résultat : les acheteurs sont privés du droit d’habiter ou de revendre. Cette pratique entraîne par conséquent de longs litiges judiciaires qui consomment du temps et de l’argent et pèsent lourdement sur les victimes.
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Pour lever ces obstacles, les experts proposent de renforcer les garanties imposées aux promoteurs immobiliers, en exigeant des assurances et des garanties financières assurant la réalisation des projets et leur livraison dans les délais. Ils recommandent également de renforcer le contrôle administratif et financier des projets afin de garantir que les promoteurs respectent les lois et les règlements. Autre proposition : création d’un registre foncier unifié, accessible en ligne à tous, permettant aux acheteurs de vérifier la situation juridique du bien avant son acquisition. Ce service limiterait les fraudes et conférerait davantage de transparence au marché.