Le coup de gueule de sektioui contre le préjugé de l’expertise européenne
Après une entame victorieuse mais compliquée par les absences, l’équipe nationale marocaine aborde son duel contre Oman comme une finale. Tarik Sektioui vise une qualification immédiate pour le second tour de la Coupe arabe, refusant toute gestion comptable malgré un effectif encore en rodage.
Le sélectionneur national a défini l’enjeu de cette rencontre programmée ce vendredi à 15h30 au Qatar. Loin de considérer ce rendez-vous comme un simple match de poule, il l’aborde avec l’exigence d’une « dernière chance ». L’objectif est de sécuriser les trois points pour valider le billet pour la suite de la compétition. Sektioui a rappelé que le résultat dépendra de la discipline tactique et de l’engagement sur le terrain, et non du statut des joueurs.
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La gestion du groupe reste le défi principal du staff technique. L’entraîneur est revenu sur les difficultés rencontrées lors de la première journée, révélant avoir été privé de dix éléments pour diverses raisons allant de la blessure à la fatigue. Des cadres ont manqué à l’appel ou ont été préservés. Sektioui a admis que ces contraintes avaient pesé sur la gestion de la partie, tout en se félicitant d’avoir assuré la victoire.
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Au-delà de l’aspect sportif, le technicien a profité de sa tribune pour défendre la crédibilité des entraîneurs arabes et africains. Il a salué la stratégie de développement du football national impulsée par le Roi Mohammed VI et le président de la Fédération, Fouzi Lekjaa. Affirmant que le cadre national a prouvé sa valeur mondiale, il a appelé à changer les mentalités et à se débarrasser du « colonialisme » qui persiste dans les esprits concernant la compétence locale par rapport à l’expertise européenne.