Il devait investir plusieurs millions au Maroc, trois mois plus tard l’accord est annulé
Le canadien Steadright Critical Minerals vient d’annuler un accord portant sur 50 % d’une société marocaine équipée pour le concassage et le broyage de minerais. L’opération représentait plusieurs millions de dollars en actions et en espèces. Le groupe n’abandonne toutefois pas le dossier et prévoit de renégocier.
Trois mois après avoir annoncé l’opération, Steadright Critical Minerals fait marche arrière. Le groupe canadien a annoncé mardi 6 octobre l’annulation de l’accord conclu avec Maghreb Atlas Trading Sarl et Mining Research Company pour prendre 50 % d’une société détenant au Maroc un site de carrière ainsi que des équipements de concassage et de broyage, selon TheNewswire.
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L’accord avait été signé le 27 juin. Il prévoyait que Steadright récupère la moitié du capital, les deux partenaires marocains conservant chacun 25 %. Pour financer cette acquisition, le canadien devait remettre cinq millions de ses actions à chacun des deux vendeurs, soit dix millions de titres au total, valorisés à 0,20 dollar canadien par action.
À cela devait s’ajouter un paiement de 700 000 euros placé sur un compte de fiducie d’avocat. Steadright s’était également engagé à pouvoir consacrer jusqu’à 480 000 dollars canadiens supplémentaires aux réparations et à la remise en état du site et des équipements.
Une opération annulée, mais pas abandonnée
L’annonce du 6 octobre change le scénario. Steadright indique désormais qu’il « annule » l’accord d’achat, sans donner dans son communiqué de raison précise à cette décision. Le groupe ajoute immédiatement qu’il entend engager de nouvelles négociations autour de la transaction.
Ce point est important. L’accord de juin prévoyait déjà une évaluation complète des terrains, des concasseurs et des installations de broyage avant le versement des 700 000 euros. Steadright s’était réservé la possibilité de renégocier ou de mettre fin à l’opération en cas d’écarts importants révélés par cette expertise. L’entreprise ne dit cependant pas si cette clause est à l’origine de l’annulation annoncée cette semaine.
Le groupe voulait utiliser ces installations pour traiter plus facilement les minerais issus de ses différents projets marocains. Steadright est déjà présent dans le pays à travers plusieurs dossiers, dont TitanBeach, son vaste projet de titane dans le sud du Maroc. Une première zone de 16 km² a obtenu une licence minière en août.
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Quelques jours plus tard, le groupe avait annoncé la préparation d’une usine pilote pour TitanBeach. L’annulation de l’acquisition des équipements de concassage ne remet pas en cause ces permis ni le développement annoncé de ce projet, qui repose désormais sur une structure distincte.
Ce n’est pas la première transaction marocaine que Steadright interrompt cette année. En juin, le canadien avait déjà abandonné son projet d’acquisition de 80 % d’Exterra Mining & Exploration SARL. Cette fois-là, il avait invoqué des documents financiers jugés incomplets et insuffisants. Pour le dossier des équipements de concassage, Steadright laisse au contraire la porte ouverte : les discussions doivent reprendre sur de nouvelles bases.