Gad Elmaleh, sacré Coco

- 15h59 - Maroc - Ecrit par : L.A

Toujours dans le registre humour avec « Question de cohérence ! » le comique passe à la réalisation pour un film, en salle le 18 mars. Il le présentait jeudi à La Rochelle. Pas le genre à se ménager. De passage au méga CGR, où il présentait jeudi son film « Coco » en avant-première, Gad Elmaleh a joué du sprint, passant d’une salle à l’autre pour saluer le public avant que ne démarre la projection.

Aucune des salles du cinéma n’aurait pu contenir à elle seule les 1500 personnes auxquelles n’avait pas échappé la présence à La Rochelle de l’un des humoristes les plus en vue du moment. « Courir comme ça, c’était chaud » lançait Gad Elmaleh le lendemain, soulignant le malin plaisir qu’il prend à se genre d’agitation.

« Je ne suis pas loin des sensations de la scène, avec cette promotion du film. J’ai l’habitude des tournées, l’habitude de La Rochelle ou je suis venu plusieurs fois. D’ailleurs, j’ai reconnu certains spectateurs dans la salle. » Autre sourire malicieux et totalement désarmant pour Élodie, Manon, Léa, Cloé, lycéennes à Saint Exupéry, chargées d’interviewer l’artiste pour leur chronique sur Radio Collège. « Je suis trop intimidée », glissait Manon.

Un Coco tout en frime

Gad Elmaleh est pourtant d’un naturel engageant. Avec simplicité, il raconte sa première expérience de réalisateur sur ce film, « Coco », qui sort en salles le 18 mars.

L’humoriste y interprète le rôle titre, issu d’un personnage de son spectacle « La Vie normale » et inspiré d’un réel monsieur bling bling, connu durant son enfance au Maroc.

« Ce gars , il avait réussi, s’était mis à gagner beaucoup d’argent, mais en avoir ne lui suffisait pas. Il fallait qu’il le montre, qu’il frime, qu’il en rajoute. » Tel est donc le Coco du film, un self made man mégalo qui entend offrir à son fils la plus belle fête, la plus époustouflante barmitsva jamais imaginée.

Tout à cette obsession, le père entre dans un genre de délire exaspérant pour son entourage et évidemment comique pour le spectateur.

La façon de contrôler

La ressemblance entre Coco, le héros, et Gad ? « Je suis d’un milieu modeste. Le succès, cela vous fait frôler le pétage de plomb. La tentation est là, quoiqu’en disent ceux qui prétendent que rien ne change. » La meilleure façon de contrôler quand on s’appelle Gad Elmaleh, c’est encore de créer un personnage, d’abord pour la scène, ensuite pour l’écran.

« Là, il y a un scénario, d’autres personnages, mais j’ai cherché sur ce plateau ciné mon plaisir de scène, le côté improvisation. J’attendais ça des acteurs comme Pascale Arbillot et Manu Paillet. »

Les amateurs trouveront dans ce film des résonances de « La Vérité si Je mens ».

« Cette référence ne me gêne pas et j’en suis fier, mais là, c’est moi, c’est mon film, mon écriture. Sur le tournage, j’ai pu faire mon Coco ». Léger plissement dans le regard bleu.

Gad Elmaleh s’amuse. La semaine prochaine, il change de décor, s’envole pour Los Angeles où il jouera un petit rôle dans le « Tintin et le secret de la licorne » de Steven Spielberg.

« Le meilleur stage de ciné que je n’ai jamais fait ; à côté d’un tel monstre de la mise en scène. Je ne vais pas en perdre une miette. »

Source : Sud Ouest - Agnès Marroncle

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