Incendie d’Anderlecht : Amin a supplié les secours avant de mourir avec son père
Samedi matin, un violent feu a détruit un entrepôt d’Anderlecht, tuant Mohamed Bakkali et son fils Amin, 21 ans. Ce drame bouleverse le quartier, endeuillé par la perte de figures travailleuses au sein de la communauté marocaine.
Le drame s’est noué aux premières heures de la journée. Amin était venu spécialement pour prêter main-forte à son père. Alors que les deux hommes travaillaient, un feu fulgurant s’est déclaré dans la structure. Totalement pris au piège par l’épaisse fumée qui allait obscurcir le ciel bruxellois pendant des heures, le jeune homme a composé le numéro d’urgence. Au téléphone, le fils paniqué a supplié les secours d’intervenir, avant que le silence ne retombe définitivement. Leurs décès ont été identifiés et confirmés lundi après-midi par le parquet compétent.
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Cette fin tragique frappe de plein fouet une famille très estimée. Surnommé « Chrif », Mohamed Bakkali gagnait sa vie depuis plusieurs décennies en tant que fournisseur de poisson. Ce travailleur acharné était une présence familière des grands restaurants du centre-ville qu’il approvisionnait régulièrement. C’est précisément pour l’épauler dans ces lourdes tâches quotidiennes que son garçon de 21 ans l’assistait en ce funeste samedi. Tous deux ont péri au milieu d’un hangar qui stockait également un nombre important de trottinettes électriques.
Désormais, les interrogations se portent sur la dangerosité des lieux, situés en plein cœur d’une zone abritant des habitations et une école. D’après les informations rapportées par Het Nieuwsblad, les riverains dénoncent la présence ancienne de produits chimiques et inflammables, s’insurgeant du fait que « tout le monde obtient un permis ici ». Tandis que la peur de découvrir d’autres victimes sous les gravats tenaille le voisinage, un expert en incendie, un médecin légiste, le procureur du Roi et l’équipe d’identification tentent d’avancer dans des fouilles qualifiées de « complexes et difficiles ».