Lamine Yamal bien meilleur que les ministres
L’ancien footballeur et commentateur,Alberto Edjogo-Owono Montalbán, sort un livre sur le racisme dans le football. Il analyse l’impact des insultes sur les joueurs et souligne le rôle des jeunes stars, comme Lamine Yamal, face aux préjugés.
Pour Alberto Edjogo-Owono Montalbán, les stades de football sont le reflet des tensions de la société. Dans son ouvrage Heridas en la piel, l’ex-joueur de Sabadell et de l’Espanyol, devenu consultant pour DAZN, revient sur l’impact profond du racisme sur les athlètes. Né de père équato-guinéen, il confie s’être penché sur ce fléau par sens des responsabilités, notamment envers la nouvelle génération, et plaide pour des réflexions apaisées face à l’immédiateté des réseaux sociaux.
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Il dénonce l’injonction au « bon noir » qui pèse sur les sportifs racisés. Eduqué par ses parents à être irréprochable pour éviter les stéréotypes, il constate que cette pression s’applique aujourd’hui au prodige Lamine Yamal. « Quand un joueur de 18 ans fait une erreur, c’est une erreur de jeunesse. Quand c’est Lamine Yamal, beaucoup citent ses origines », explique-t-il dans une interview accordée au journal Ara, estimant injuste qu’un acte individuel condamne tout un groupe.
Les insultes laissent des traces indélébiles. Edjogo évoque le cas du gardien nigérian Wilfred, pionnier qui a dû faire bonne figure face aux quolibets. Selon lui, le racisme laisse une « cicatrice » psychologique qui mine la confiance et questionne l’identité, même chez des citoyens exemplaires. Il regrette d’ailleurs que des réactions amusées, comme celle de Dani Alves mangeant une banane jetée sur le terrain, minimisent la gravité de ces actes dégradants.
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Si certains accusent Vinícius de provoquer ces insultes, l’auteur rappelle que d’autres joueurs, comme Tchouaméni ou Rüdiger, en sont aussi victimes. Il salue la capacité d’athlètes comme Lamine Yamal à incarner la réussite. « S’il s’exprime, il a plus d’impact que la ministre de l’Égalité. Des milliers d’enfants veulent être comme lui », conclut-il, voyant en lui un modèle capable d’inspirer des vocations et de faire reculer les préjugés.