Les réformes économiques au Maroc assurent la stabilité

4 octobre 2003 - 11h39 - Economie - Ecrit par :

Les réformes entreprises par le Maroc pour accélérer la reprise économique, la croissance et le développement étaient au centre d’un exposé fait par le ministre des Finances et de la Privatisation, M. Fathallah Oualalou lors de sa participation au "Forum économique Etats-Unis-Monde arabe", qui s’est tenu dans la ville de Detroit (Michigan) du 28 au 30 septembre.

Lors d’un atelier sur "la libéralisation du commerce", M. Oualalou a mis en exergue les principales orientations et les réalisations de l’économie marocaine. Il a essentiellement évoqué l’intérêt de la gestion macro-économique qui a permis, d’après lui, au Royaume de maintenir une stabilité économique dans une conjoncture difficile marquée par des changements rapides au niveau régional et international. A cet égard, le ministre a souligné que "le taux de croissance a progressé de plus de 5% depuis l’an 2000. Le taux de l’inflation a aussi augmenté, mais maintenu à moins de 2 %, tandis que le déficit budgétaire avoisine 3% alors que la balance des paiements extérieurs affiche un excédent de 4%. Laquelle politique constitue, selon ce même responsable, "un choix stratégique visant à renforcer la confiance des investisseurs dans les perspectives de croissance du marché marocain".

Saisissant cette occasion, M.Oualalou a tenu de rappeler que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est née en 1994 au Maroc à la suite des accords du GATT". Et de préciser que cela témoigne de la confiance et de la place de choix dont jouit le Royaume sur la scène internationale.

"La naissance de l’OMC à Marrakech a certainement contribué au renforcement de l’ouverture du pays sur le monde", a dit le ministre, rappelant à cet égard les accords d’association et de libre échange signés par le Maroc avec l’Union européenne, l’Egypte, la Tunisie et la Jordanie.

Pour encourager l’investissement et la création du climat propice au développement du secteur privé, le Maroc a procédé à la modernisation de son arsenal juridique et institutionnel, a ajouté M. Oualalou, citant à ce sujet les nouvelles lois régissant le commerce, les services des douanes, les petites et moyennes entreprises, la propriété industrielle et commerciale, le travail, les assurances, le secteur bancaire et les tribunaux de commerce, a rapporté la MAP.

Le Maroc accorde aussi un grand intérêt à la jeunesse, à la situation de la femme, au développement des ressources humaines, à la protection de l’environnement, à la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, a fait remarquer le ministre des Finances.

Après avoir souligné l’importance des secteurs de l’habitat, de l’agriculture, des nouvelles technologies, du tourisme, des télécommunications et du textile dans l’économie marocaine, M. Oualalou a évoqué la question de la libéralisation du marché de l’énergie, des transports, de la prospection pétrolière et du commerce électronique, a ajouté la même source.

Concernant la coopération arabo-américaine, M. Oualalou a estimé qu’elle était prometteuse, citant à cet égard l’accord de libre échange signé avec la Jordanie, les négociations maroco-américaines en cours pour la conclusion d’un accord de libre échange, le prochain lancement des pourparlers avec Bahreïn pour l’instauration d’une zone de libre-échange entre ce pays et les USA en 2004 et le projet d’accord de libre-échange entre les pays du Moyen-Orient et l’Amérique en 2013.

Selon M. Oualalou, les rapports entre les Etats-Unis et le monde arabe "offrent d’énormes possibilités" de partenariat dans les domaines du commerce, de l ’investissement, de la technologie, de l’énergie et d’équipements.

Libération

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