Lions de l’Atlas : comment les MRE et les ultras préparent l’invasion des stades américains
Huitièmes au classement FIFA et récents vainqueurs de la Coupe d’Afrique, les footballeurs marocains s’envolent pour le Mondial américain. Dans les tribunes, des centaines de supporters survoltés s’organisent minutieusement pour devenir le douzième homme de l’équipe.
Le Maroc affrontera le Brésil, l’Écosse et Haïti lors de la phase de groupes. Pour ces rencontres prévues dans le New Jersey, à Foxborough et Atlanta, les fans préparent un dispositif massif malgré les obstacles liés aux visas et au prix des billets. « Nous voulons que les joueurs sentent qu’ils ne sont jamais seuls », explique Amine, fondateur du groupe RossoVerde, qui compte désormais plus de 600 membres depuis le parcours historique au Qatar.
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L’ambiance exceptionnelle décrite par les adversaires exige une logistique lourde, nécessitant près de trois semaines de préparation par match. Chef d’orchestre de cette ferveur, Oussama, 28 ans, tourne délibérément le dos au terrain pour diriger les chants de la tribune. « Je crois que le vrai travail des supporters est de pousser les joueurs vers la victoire », confie-t-il au média américain The Athletic. Le meneur estime que le public participe activement à la partie grâce à sa voix.
Cette culture ultras tire ses racines des rivalités enflammées entre les clubs de Casablanca, le Raja et le Wydad. Lorsqu’il s’agit de la sélection nationale, l’engouement vide les rues et rassemble toutes les couches sociales, ainsi que la vaste diaspora. Ce sentiment d’unité se prolonge lors des déplacements à l’étranger, où le célèbre slogan « Dima Maghreb » résonne continuellement, rappelant les grandes célébrations de 2022 sur le bus à impériale dans la capitale Rabat.
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Cette ferveur s’accompagne d’une ambition assumée, confortée par l’obtention de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. D’abord battus 1-0 par le Sénégal, les joueurs ont récupéré le titre 57 jours plus tard sur décision de la Confédération africaine, suite à une protestation des Sénégalais qui avaient quitté la pelouse. Un dénouement tardif qui nourrit un état d’esprit totalement décomplexé pour le tournoi à venir. « Nous avons beaucoup de joueurs talentueux. Pourquoi ne pas remporter le titre ? », s’interroge Reda, responsable de la communication.