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Dossier palestinien : le Maghreb face à la position marocaine

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13 février 2020 - 14h20 - Monde

Pour beaucoup, les États-Unis tentent d’utiliser le « deal du siècle » pour normaliser les relations entre Israël et le Maroc, qui a toujours prêté une oreille attentive à la cause palestinienne. Si ce projet à polémique satisfait toutes les demandes de l’État hébreux, la Palestine et ses différents soutiens n’entendent pas se laisser duper.

Le 29 janvier 2020, jour où le président américain, Donald Trump, a dévoilé son plan de paix pour le Proche-Orient, le site français Intelligence Online, a révélé que le Maroc a acquis des drones sans pilote Heron des Industries Aerospace d’Israël, en charge de la construction aéronautique, d’un montant de 48 millions de dollars. Selon les médias israéliens, ce sont des avions sans pilote qui serviront notamment à repousser tous les groupes nuisibles au Maroc et ses intérêts dans les zones désertiques du Sahara occidental, indique le site L’Orient le jour.

Cette information a été démentie par les Forces armées royales. Il s’agit plutôt pour les FAR, des manœuvres qui visent à dénigrer le Maroc. Le 3 février, c’est le site d’information américain, Axios , qui affichait au grand jour, qu’Israël et les États-Unis ont échangé à propos d’un accord qui indique que les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara. En retour, le Maroc devrait indiquer la voie à suivre pour le retour à la normale des relations avec l’État hébreu et soutenir le rejet par les Palestiniens et la Ligue arabe.

Le « deal du siècle » a suscité en effet, beaucoup de réactions au Maghreb. Alors que Rabat, dans une position plutôt mitigée, saluait « des efforts constructifs » de la part de l’administration Trump, tout en rappelant sa position sur le processus de paix au Proche-Orient, les réactions étaient des plus vives, à Alger comme à Tunis. Ces deux pays ont martelé leur convergence « totale et absolue sur tous les plans ».

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune et son homologue tunisien, Kais Saied, sont d’accord sur tous les plans, reconnaissant un État palestinien indépendant, sur la base des frontières de 1967, et avec Jérusalem-Est pour capitale. De son côté, le président tunisien est allé encore plus loin, estimant que « la normalisation avec l’entité sioniste est un crime ».

En définitive, tout porte à croire que le « deal du siècle » contribuera à créer de nouvelles fissures dans les relations entre les pays du Maghreb. 

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