Le Maroc bloque le blé étranger
Le Maroc maintient jusqu’au 31 août une taxe de 170 % sur le blé tendre importé et ses dérivés. La mesure doit laisser un mois supplémentaire aux opérateurs pour écouler la récolte nationale avant le retour du régime douanier plus favorable aux importations.
Le blé tendre étranger restera fortement taxé au Maroc pendant tout le mois d’août. Le décret n° 2.26.583 prolonge jusqu’au 31 août 2026 la perception du droit d’importation, qui devait initialement prendre fin le 31 juillet.
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Fixé à 170 %, ce droit de douane n’interdit pas les importations, mais les rend beaucoup moins avantageuses. L’objectif est d’inciter les minoteries et les organismes stockeurs à acheter prioritairement le blé produit au Maroc.
La mesure, appliquée depuis le 1er juin, avait été décidée après l’amélioration de la campagne agricole. Elle tranche avec le régime en vigueur depuis novembre 2021, lorsque les droits avaient été suspendus pour faciliter l’approvisionnement du marché après plusieurs années de sécheresse.
Le nouveau décret a été publié au Bulletin officiel du 27 juillet. La perception du droit doit être de nouveau suspendue à compter du 1er septembre.
Un mois de plus pour écouler la récolte
Cette prolongation accompagne celle de la période de collecte du blé tendre marocain. Les achats réalisés par les organismes stockeurs pourront bénéficier jusqu’à fin août d’une prime de magasinage de 2,50 dirhams par quintal et par quinzaine.
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La collecte avance en effet moins rapidement que prévu, malgré une récolte nettement meilleure que celle de la campagne précédente. En maintenant la barrière douanière pendant un mois supplémentaire, le gouvernement cherche à laisser davantage de temps aux producteurs pour vendre leur blé sur le marché national.