Maroc-Brésil : la facture explose avant même d’entrer dans le stade

- 00h00 - Sport - Ecrit par : Betty de G.

Pour assister à l’affiche entre le Maroc et le Brésil à New York, le public fait face à une inflation délirante. Le trajet ferroviaire vers l’enceinte sportive a explosé, symbolisant la compétition la plus chère de l’histoire.

La rencontre opposant les Lions de l’Atlas à la Seleção au MetLife Stadium (New Jersey) sera marquée par une tarification record des transports publics. Le billet aller-retour en train depuis Manhattan, habituellement facturé 12,90 dollars pour une demi-heure de trajet, culmine désormais à 150 dollars. Une augmentation vertigineuse qui pèse lourdement sur le budget des familles. Venu de São Paulo avec sa femme et ses deux filles, Matheus dénonce une dépense inattendue de 600 dollars. « C’est clairement une arnaque », fustige ce père de famille, amer face à une organisation qui privilégie selon lui un public fortuné.

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Face à la grogne, les autorités locales assument ce choix financier. Le directeur du réseau de transport, Kris Kolluri, explique que la mise en service de rames dédiées pour la compétition engendre un surcoût de 48 millions de dollars. Il estime illogique que les usagers quotidiens financent ces déplacements à hauteur de 92 %, justifiant que « ce sont les fans allant au match qui doivent en assumer la charge ». Une logique marchande qui choque les associations de spectateurs, à l’image du porte-parole des Irrésistibles Français qui qualifie la situation de « scandale » dans les colonnes de Le Soir. Cette flambée touche également Boston, où le voyage ferroviaire atteint 80 dollars contre moins de 9 dollars d’ordinaire.

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Cette politique tarifaire agressive s’accompagne d’interdictions strictes pour maximiser les profits autour des stades. Le traditionnel « tailgating », consistant à partager un barbecue sur les immenses parkings avant le coup d’envoi, est proscrit afin d’éviter toute concurrence avec les partenaires officiels vendant de la restauration. Les spectateurs subissent également les effets de la billetterie dynamique et l’apparition de zones festives payantes. Pour pousser la rentabilité à son paroxysme, l’affichage de son propre patronyme sur les écrans géants est facturé 80 dollars, confirmant la bascule définitive de ce sport populaire vers un modèle économique implacable.