Maroc : La demande européenne, obstacle à l’éradication du cannabis

- 17h02 - Maroc - Ecrit par : L.A

La demande insatiable en Europe reste l’obstacle majeur qui entrave les efforts consentis par le Maroc pour l’éradication de la culture du cannabis selon la BBC.

Le récent rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, souligne que le Maroc a réussi a réduire de près de 50 pc la production du cannabis durant les trois dernières années.

Rappelant l’objectif fixé par le gouvernement marocain d’éradiquer complètement l’herbe du cannabis, la BBC relève, dans un reportage effectué dans les régions du nord du Maroc, que la tache des autorités marocaines est rendue difficile par les difficultés d’accéder à ces régions.

Les efforts déployés par les habitants de ces régions pour développer des cultures de substitution, notamment à travers la plantation d’arbres fruitiers n’est pas négligable. Mohamed Garrouj, un agriculteur local, ne cache pas son intérêt pour de telles cultures de substitution, d’autant plus qu’il a souffert des conséquences de la culture de l’herbe illégale.

"Je m’adonnais à la culture du cannabis pour laquelle j’ai été condamné à 8 mois de prison" confie-t-il, ajoutant : "Maintenant, j’ai tourné la page. Je ne vais plus refaire la même chose".

La demande insatiable en Europe reste le principal obstacle aux efforts déployés par le Maroc. Le Maroc a fait d’énormes efforts pour éradiquer la production de l’herbe du cannabis. Mais, il faut également contrôler la demande en Europe. Pès de 22 millions de personnes ont consommé du cannabis en Europe en 2006.

Pourtant, la demande en Europe ne semble pas prête à reculer, une situation qui pourrait entraver les efforts entrepris par le Maroc pour réduire la production du cannabis.

  • Baisses spectaculaires de la production de drogues au Maroc

    La superficie dédiée à la culture du cannabis et la production du haschich au Maroc ont diminué respectivement de 40 et 62 pc en 2006 par rapport à l'année précédente.

  • Le Maroc a réduit de moitié la culture de cannabis

    Le Maroc est décidé à éradiquer la culture du cannabis dont les superficies cultivées ont été réduites de 134.000 hectares en 2003 à 72.500 hectares actuellement, soit une baisse de 46%.

  • Maroc : Saisie record de cannabis par les douanes en 2006

    Les douanes marocaines ont réalisé en 2006 un record en saisissant au total 87 tonnes de résine de cannabis, soit une hausse de 37% par rapport à l'année précédente.

  • Maroc : Saisie de 4 tonnes de cannabis

    Quelque quatre tonnes de résine de cannabis, destinées au marché européen, ont été saisies samedi par la marine royale marocaine au large de Nador.

  • Tanger : Plus de 80 tonnes de drogues saisie en 2006

    La gendarmerie marocaine a saisi dans la région de Tanger plus de 80 tonnes de drogues diverses au cours de l'annnée 2006.

  • Reportage : La vie après le hasch

    À l'été 2005, le douar de Aïn Bouâamer a bénéficié d'un plan de reconversion, remplaçant le cannabis par des cultures alternatives. Dix-huit mois plus tard, le projet a surtout créé de la pauvreté et accéléré l'exode rural.

  • Nador : saisie de plus d'une tonne de canabis

    Plus d'une tonne de résine de cannabis a été saisie dans la nuit de vendredi près de Nador.

  • Sahara : un Français et un Marocain arrêtés pour trafic de drogue

    Un ressortissant français a été arrêté samedi en possession de 350 kg de résine de cannabis à Dakhla.

  • Le « shit marocain » devient rare

    La scène, à l'époque confidentielle, se passait dans une demeure luxueuse de la banlieue bruxelloise. Nous étions à l'entrée de l'hiver 2004-2005, et le Maroc continuait à abreuver l'Europe de résine de cannabis, ce produit qu'on appelle communément haschisch, shit ou teuch, et qui a les faveurs d'environ 160 millions d'utilisateurs de par le monde. Les dérivés du cannabis, dont la nocivité a longtemps été ignorée, constituaient alors – et sont encore – les stupéfiants illégaux les plus largement diffusés dans la planète.

  • Dettes : le Maroc améliore sa note

    Le Maroc améliore la perspective de sa notation pour sa dette à long terme en devises de « stable » à « positive », selon l'agence de notation Standard & Poor's.