Le Maroc redoute un choc pétrolier pire qu’en 2022

- 20h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

La paralysie du détroit d’Ormuz et l’immobilisation de 700 navires font craindre un nouveau choc énergétique au Maroc. L’escalade militaire au Moyen-Orient pourrait propulser le baril à 100 dollars, menaçant la stabilité financière et sociale du Royaume.

Le blocage quasi total du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz, où transitent 20 millions de barils par jour, ébranle les marchés mondiaux. Plus de 700 navires sont actuellement immobilisés suite à l’intensification des tensions militaires impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis, mettant en péril un cinquième de l’approvisionnement mondial.

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Pour le Maroc, dépendant des importations d’hydrocarbures, cette situation pèse lourdement sur les équilibres financiers. Les prix du brut ont déjà grimpé de 60 à 72 dollars le baril, tandis que l’augmentation des coûts de logistique et des primes d’assurance maritime accentue la pression sur le marché intérieur.

L’économiste Mohamed Jadri, interrogé par Al3omk, avertit que « les tensions actuelles au Moyen-Orient et la guerre opposant les États-Unis, Israël et l’Iran auront un impact direct sur l’économie nationale ». Selon l’expert, la simple menace d’une interruption de production suffit à alimenter une flambée des prix et une nouvelle vague inflationniste.

Le Royaume redoute désormais de revivre le scénario d’avril 2022, marqué par une facture énergétique de 15 milliards de dollars. Une telle envolée des cours impacterait l’ensemble des matières premières, fragilisant davantage le pouvoir d’achat des ménages marocains déjà éprouvés par les conséquences de la pandémie.

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Le dénouement de la crise dépendra de la durée des hostilités. Si une guerre éclair pourrait permettre une stabilisation rapide des prix, une guerre d’usure prolongée rendrait le franchissement du seuil des 100 dollars inévitable, imposant un fardeau financier difficilement soutenable pour l’économie nationale.