Maroc : des scandales de corruption malgré les organes de contrôle

- 23h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Les scandales de corruption et de détournement de fonds publics augmentent au Maroc, en dépit de l’existence d’institutions de contrôle, ce qui remet en cause l’efficacité de ces organismes.

Dans la plupart des cas, les affaires de corruption sont révélées par des enregistrements privés, des enquêtes journalistiques ou des actions citoyennes. Quant aux affaires d’enrichissement illicite et de détournement de fonds publics, elles éclatent souvent au moment du partage du butin, écrit Al Akhbar qui s’interroge sur l’efficacité réelle des comités d’inspection, chargés de contrôler la gestion des affaires publiques et l’usage de l’argent du contribuable.

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Pourtant, ces organes sont dotés de moyens conséquents et de vastes pouvoirs pour mener des investigations nécessaires sur les services concernés. Malheureusement, ils produisent peu de rapports dont le contenu reste superficiel. Mieux, ils ne donnent pas de suite aux plaintes ou signalement dont ils sont saisis, déplore le quotidien, notant que ces institutions de contrôle ne jouent pas leur rôle, laissant la place à un contrôle « improvisé » sur les réseaux sociaux où s’enregistrent des abus, des campagnes et des règlements de comptes.

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Un renforcement du contrôle par ces institutions officielles s’impose pour mettre fin à cette anarchie. Des sanctions doivent être prises à l’encontre des membres ou des responsables des comités d’inspection en cas de complicité dans la constatation de certaines infractions, afin de lutter contre l’impunité. De même, une célérité doit être observée dans le traitement des rapports d’inspection. Cela passe par une modernisation des méthodes de contrôle et à leur adaptation aux réalités sociales, économiques et politiques du royaume.

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