Maroc - Tanzanie : vaincre ou subir une « catastrophe nationale »
C’est le match de la vérité. Ce dimanche à 17h, les Lions de l’Atlas jouent leur avenir dans “leur” CAN face à la Tanzanie. Grandissimes favoris, les hommes de Walid Regragui savent qu’une élimination à ce stade, comme en 2019 ou lors de la dernière édition, serait vécue comme un véritable séisme par tout un peuple qui attend un sacre depuis un demi-siècle.
L’équation est simple mais terrifiante : « Le trophée ou le désastre ». Sortis premiers du groupe A avec deux victoires (Comores, Zambie) et un nul accroché contre le Mali, les Lions de l’Atlas entrent désormais dans le vif du sujet. Mais le spectre des échecs passés plane au-dessus de Rabat. Les éliminations précoces au même stade de la compétition, face au Bénin en 2019 puis contre l’Afrique du Sud lors de la dernière édition, hantent encore les mémoires.
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Sur le papier, le déséquilibre est total. Le Maroc, 11ᵉ nation mondiale, affronte une Tanzanie classée 112ᵉ, qualifiée miraculeusement avec seulement deux points. L’historique des confrontations (7 victoires marocaines en 8 matchs) plaide aussi pour les locaux. Pourtant, c’est précisément là que réside le danger. « L’excès de confiance, c’est un piège », prévient Ali Salah Eddine, journaliste sportif. D’autant que l’entraîneur de la Tanzanie, Miguel Angel Gamondi, connaît parfaitement le football marocain et pourrait réserver des surprises tactiques.
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Conscient de ce risque, Walid Regragui a martelé son message en conférence de presse : « C’est la CAN de l’humilité. Si on n’a pas gagné depuis 50 ans, c’est justement parce qu’on a manqué d’humilité à certains moments. » Le sélectionneur veut éviter à tout prix que ses joueurs aient la « grosse tête » et exige une concentration maximale pour ne laisser aucune chance à l’adversaire.
Dans les rues comme dans les médias, la tension est palpable. Pour Firdaous El Harch, journaliste à la SNRT, citée par RMC, l’enjeu dépasse le simple cadre sportif : « Si on perd, c’est la catastrophe nationale. Ça fait 50 ans qu’on n’a pas été champions d’Afrique, c’est le moment ou jamais. » Avec un effectif au complet (retours de Saïss et Hakimi) et le soutien inconditionnel du « 12ᵉ homme », le Maroc n’a plus d’excuses. Il doit gagner, et avec la manière si possible, pour continuer de rêver à ce titre qui le fuit depuis 1976.