Le Maroc vole au secours des supermarchés russes
Face aux récentes restrictions frappant les fruits et légumes d’Arménie, la Russie réorganise ses approvisionnements. Pour éviter toute pénurie dans ses supermarchés, Moscou s’appuie massivement sur d’autres partenaires commerciaux, plaçant le Maroc au cœur de cette stratégie.
L’autorité sanitaire russe a récemment suspendu les importations de tomates, concombres, poivrons, herbes vertes et fraises en provenance d’Arménie, dans l’attente de mécanismes garantissant la sécurité de ces produits. Cette fermeture soudaine des frontières ne videra pas pour autant les rayons. Interrogé par l’agence Ria Novosti, le vice-président de l’Association des entreprises de vente au détail (AKORT), Stanislav Bogdanov, assure qu’aucune rupture de stock ne menace les enseignes. Les grands distributeurs disposent de réseaux très diversifiés permettant de compenser immédiatement ce déficit en se tournant vers d’autres fournisseurs, avec le Maroc en première ligne.
Sur Bladi.net : Des tomates marocaines détruites en Russie
Les statistiques d’importation confirment ce rôle de bouée de sauvetage. La Russie achète à l’étranger près de 30 % des tomates qu’elle consomme, un volume massif assuré en priorité par le Maroc, l’Azerbaïdjan et la Macédoine du Nord. Le pays importe également 15 % de ses concombres et 39 % de ses poivrons, ces derniers provenant d’Israël, d’Iran, de Turquie ou de Guinée. Du côté des fraises, l’apport extérieur se limite actuellement à 25 % en raison du début des récoltes locales. Cette combinaison entre le maintien des importations et la coopération avec les producteurs russes permet de garantir la disponibilité des denrées tout en stabilisant les prix.