Les Marocains percent sur le marché suédois

- 09h08 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le marché suédois ouvre ses portes aux entreprises marocaines. C’est du moins ce qui ressort d’un séminaire organisé par le Centre marocain de promotion des exportations (CMPE) le mercredi 26 novembre à Casablanca. La rencontre avait pour objectif de permettre aux entreprises marocaines et aux associations professionnelles de disposer d’informations nécessaires pour une démarche marketing d’accès au marché suédois. A noter que les exportations marocaines vers la Suède se sont élevées à 4 milliards de DH en 2007 avec un taux de progression de 27%.

« Le statut avancé accordé au Maroc va créer de nouvelles opportunités d’échange commercial pour les deux pays », a affirmé Michael Odevall, ambassadeur de la Suède au Maroc. L’organisme suédois Open Trade Gate Sweden (OTGS) se charge justement de faire connaître ces opportunités.

Créé en 2004 et financé par le ministère des Affaires étrangères suédois, cet organisme a pour mission de « rendre les règlements et les législations plus transparents, et plus accessibles afin de promouvoir l’accès des entreprises étrangères au marché suédois », a souligné Sonia Albarello, DG de l’OTGS. La Suède est très dépendante du marché international. « C’est la stratégie du pays pour avoir les meilleurs services », a affirmé Bengt G. Carlsson, de la direction du commerce et de la promotion commerciale suédoise.

Le Maroc exporte essentiellement vers la Suède conserves de poisson, textile et agrumes. Ces derniers peuvent constituer un marché important pour les exportations marocaines, vu les conditions climatiques défavorables à l’agriculture en Suède. Mais, ces produits doivent au préalable se conformer aux standards rigoureux de l’UE et de la Suède. Ils doivent être certifiés par des organismes spécialisés. Pour sa part, le Maroc importe principalement les appareils technologiques. Plusieurs marques suédoises sont en effet implantées au Maroc (Ericsson, ABB, Volvo…). La Suède constitue le17e fournisseur mondial du Maroc et le 8e parmi les pays de l’UE.

Toutefois, le Maroc reste déficitaire dans la balance commerciale entre les deux pays, mais celle-ci « ne donne pas une image réelle, vu que les produits marocains arrivent à travers d’autres pays de l’UE », tient à préciser Kamil Benjelloun, président du comité mixte maroco-suédois de la CGEM. A la fin du séminaire, qui a connu la participation d’une cinquantaine d’opérateurs, une session a été consacrée aux consultations bilatérales avec les entreprises marocaines pour examiner les approches spécifiques et les actions les plus efficaces à développer pour la pénétration du marché.

Source : L’Economiste - J. R.

  • Ces Marocains d'un autre royaume

    Depuis les années 70, la Suède accueille des Marocains en quête d'aventure ou d'une terre d'asile. Une petite communauté de 20.000 immigrés. Découverte.

  • Maroc : Les Suédois prospectent

    Après les Coréens, les Japonais et autres Italiens et Roumains, c'est au tour des Suédois de s'intéresser au Maroc. Pendant trois jours, une équipe du bureau commercial de l'ambassade suédoise, basé à Paris et qui coiffe toute l'Afrique francophone, a fait le déplacement à Casablanca cette semaine. Objectif : prospecter les opportunités d'affaires.

  • Tanger renforce sa coopération avec Séville

    Appuyer l'internationalisation des entreprises sévillanes, tel est l'objectif de l'accord qui vient d'être signé entre les Chambres de commerce de Séville et la Chambre espagnole de Tanger, la Cecit.

  • Accord maroco-suédois sur le droit des enfants de couples mixtes

    Un protocole d'accord instituant une commission mixte consultative en matière civile a été signé, vendredi à Rabat, entre le Maroc et la Suède.

  • Maroc/Etats-Unis : les échanges commerciaux s'intensifient

    La signature de l'accord de libre-échange Maroc-Etats-Unis, en 2006, a permis de doubler le volume des échanges commerciaux entre les deux pays. En 2004, ils représentaient moins de 1 milliard de dollars. Et à fin novembre 2008, ils se sont établis à environ 2,1 milliards de dollars, en hausse de 20% par rapport à la même période de l'année précédente. Les exportations américaines au Maroc ont atteint 1,35 milliard de dollars, soit 9% de plus qu'au cours de la même période de l'année écoulée.

  • Egalité des sexes : Le Maroc 125ème au classement mondial

    Selon le dernier rapport du Forum économique mondial, "Global Gender Gap Report 2007", le Maroc se positionne à la 125ème place sur 130 pays en matière d'égalité entre les sexes.

  • Crise internationale : Le Maroc résistera-t-il ?

    Crise, encore et toujours. Les opérateurs économiques marocains n'en finissent pas de l'examiner sous toutes les coutures. La thématique a encore constitué le fil conducteur de la conférence-débat organisée, jeudi 18 décembre, par l'Association des MBA du Maroc. « L'économie marocaine saura-t-elle résister à la crise financière ? Certains discours officiels rassurent alors que les opérateurs sont plus pessimistes.

  • Maroc/USA : l'ALE en phase de maturité

    « L'accord de libre-échange Maroc-Etats-Unis évolue dans le bon sens », le constat est fait par Christopher Wilson, représentant adjoint à la division de l'Europe et du Moyen-Orient au département américain du Commerce, en visite au Maroc, la semaine dernière.

  • GPS : Le projet remis à plus tard

    Il va falloir attendre encore un an avant de bénéficier de l'assistance à la navigation embarquée (GPS). De source sûre, cette solution ne sera opérationnelle qu'à partir du second semestre de l'année prochaine. Pourtant, le projet avait été promis pour juin 2008. La couverture annoncée de 5 villes dans un premier temps (Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger et Fès) n'a pas été possible. « C'était plutôt un effet d'annonce, sans plus », estiment de nombreux spécialistes de géolocalisation. Une situation qui inspire l'humoriste Gad El Maleh, dans son dernier one-man-show.

  • L'accord de libre-échange d'Agadir : les raisons de l'inertie

    Signé en février 2004 et entré en vigueur en avril 2007, l'accord de libre-échange d'Agadir impliquant le Maroc, l'Egypte, la Jordanie et la Tunisie, a du mal à produire les effets escomptés. Conçu pour la levée immédiate des barrières non tarifaires et l'instauration progressive d'une zone de libre échange, force est de constater que l'accord d'Agadir est difficile à appliquer.