Pendant que Marrakech sature, une autre séduit ceux qui cherchent un Maroc plus vrai
Alors que Marrakech sature sous le poids du tourisme, Fès s’impose comme l’alternative authentique. Entre traditions séculaires, artisanat vivant et tarifs accessibles, la capitale spirituelle du royaume attire les voyageurs en quête d’un Maroc plus profond et préservé.
Souvent éclipsée par sa voisine du sud, Fès regagne ses lettres de noblesse. Récemment distinguée par le prestigieux magazine Condé Nast Traveller parmi les meilleures destinations de 2026, la ville impériale séduit par son rythme plus humain. Ici, les résidents sont plus nombreux que les touristes dans les ruelles, offrant une immersion réelle dans le quotidien marocain, loin de l’effervescence commerciale de Marrakech.
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L’expérience commence au cœur de Fès el-Bali, grande médina du monde classée à l’UNESCOl’UNESCO. Dans ce labyrinthe sans voitures, la vie s’organise autour d’ateliers d’artisans et de monuments historiques. Comme le souligne le journal The Mirror, on y croise aussi bien la tannerie Chouara que l’université Al-Qarawiyyin, fondée en 859, considérée comme la plus ancienne institution d’enseignement encore en activité au monde.
Le patrimoine fassi se découvre aussi à travers ses riads. Ces demeures traditionnelles, comme La Maison Bleue, offrent des havres de paix avec patios décorés de zellige et bassins de fraîcheur. Ces structures architecturales, conçues pour maintenir une température agréable en été, reflètent tout le raffinement local. La ville se positionne ainsi comme le « cœur culturel et spirituel » du pays, parfois surnommée l’Athènes de l’Afrique.
La gastronomie occupe une place centrale dans ce voyage sensoriel. Outre les tables de palaces comme L’Amandier au Palais Faraj, la tendance est aux cours de cuisine chez l’habitant. Les visiteurs y apprennent à réaliser célèbre pastilla, un plat sucré-salé emblématiqueque à base de pâte feuilletée, de poulet épicé et de miel, après avoir sélectionné leurs ingrédients frais dans les souks environnants.
Fès est également le bastion d’un artisanat d’exception, notamment la poterie et le travail du zellige. Des ateliers permettent de s’initier à ces puzzles de mosaïques complexes dont les techniques se transmettent de génération en génération. Cette richesse culturelle reste pourtant très accessible financièrement, avec des vols depuis Londres débutant parfois à seulement 30 £, rendant la destination à la fois lointaine par le dépaysement et proche par le prix.
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Pour profiter pleinement de l’expérience, le printemps et l’automne sont les périodes idéales avec des températures oscillant entre 18°C et 28°C. Fès sert enfin de base stratégique pour explorer le nord du Maroc, notamment la célèbre ville bleue de Chefchaouen ou les montagnes du Moyen Atlas. C’est le moment d’en profiter avant que cette cité médiévale vivante ne devienne aussi bondée que ses rivales.