Mondial 2030 : l’Espagne patine, le Maroc rafle la mise
L’impréparation politique de l’Espagne menace sérieusement sa place dans l’organisation de la Coupe du monde 2030. Face aux hésitations ibériques, le Maroc multiplie les chantiers et s’impose silencieusement comme un acteur incontournable du tournoi.
De l’autre côté de la Méditerranée, l’inquiétude grandit. L’Espagne s’embourbe dans des querelles politiques qui compromettent l’avenir de ses villes hôtes. Soumises à des pressions rejetant la venue de la sélection nationale, des candidatures comme Bilbao et Saint-Sébastien risquent l’abandon, ravivant le spectre du fiasco de l’Euro 2020. Ce manque d’engagement se paie cash sur le terrain : Murcie, Gijón, La Corogne et Málaga ont déjà été écartées faute de répondre aux exigences d’aménagement. Malgré la création d’une commission gouvernementale il y a un an, l’inaction des pouvoirs publics paralyse totalement le travail de la fédération.
Pendant ce temps, le Maroc déploie une énergie considérable pour asseoir son influence. Sous l’impulsion royale, le pays construit à un rythme effréné et organise des visites régulières pour prouver sa capacité opérationnelle. Cette détermination porte ses fruits, le quotidien sportif AS.com soulignant que la FIFA reconnaît pleinement les mérites marocains et a déjà acté l’ouverture d’un bureau physique à Rabat. Le pays se positionne ainsi stratégiquement pour récupérer une part importante des attributions qui seront réparties dès le mois de septembre.
Si le Santiago Bernabéu reste le stade privilégié par Gianni Infantino pour accueillir la grande finale, le riche passé du football espagnol ne suffira pas à masquer ces défaillances. L’instance mondiale exige des actes exécutifs immédiats et ne pardonnera aucun retard. Sans un sursaut rapide du gouvernement, des régions et des mairies, le centre de gravité de cette Coupe du monde basculera inexorablement vers le Maroc.