Pour l’Espagne, le « danger » Maroc
Le Maroc renforce considérablement son poids au sein de la FIFA. Lors du congrès de Vancouver, le Royaume s’est imposé comme un acteur incontournable, rivalisant directement avec l’Espagne pour l’organisation des événements majeurs du football mondial.
L’atmosphère au sommet de Vancouver, où se réunissent les dirigeants de la planète football, confirme la nouvelle dimension prise par la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Son président, Fouzi Lekjaa, y figure parmi les personnalités les plus influentes. Selon AS, la ville canadienne sera le théâtre d’une annonce stratégique : le Maroc organisera le prochain congrès annuel de l’instance. Ce rendez-vous revêtira une importance capitale puisqu’il abritera les élections présidentielles pour le dernier mandat de Gianni Infantino. Cette décision illustre des liens bilatéraux de plus en plus étroits, déjà matérialisés par l’ouverture d’un bureau opérationnel à Rabat.
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Ce poids diplomatique croissant menace directement les intérêts espagnols dans le cadre de la Coupe du monde 2030, co-organisée avec le Portugal. Si Madrid avait initialement les faveurs de l’institution pour accueillir la grande finale au Bernabéu, l’intense lobbying marocain en faveur de Casablanca a totalement rééquilibré la balance. Par ailleurs, le Royaume s’avance désormais comme le grand favori pour organiser en solitaire la Coupe du monde des clubs 2029. De son côté, l’Espagne pourrait laisser le champ libre à son voisin pour privilégier l’accueil de l’Euro Espoirs aux mêmes dates.
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Cette ambition africaine bénéficie d’un appui politique absolu. Le roi Mohammed VI entretient de très bonnes relations avec Gianni Infantino et se montre prêt à investir massivement pour faire du pays un véritable épicentre du ballon rond. En Espagne, le constat est plus nuancé. Bien que le chef du gouvernement Pedro Sánchez ait rencontré le patron de la FIFA l’année dernière à New York, le manque de fermeté de l’instance envers Israël et sa proximité avec Donald Trump soulignent des idéologies très éloignées, à seulement quatre ans du Mondial.