Finale de la Coupe du monde : Madrid et Barcelone se déchirent, une opportunité pour le Maroc ?

- 22h00 - Sport - Ecrit par : Bladi.net

La compétition pour l’accueil de la finale de la Coupe du monde 2030 s’intensifie. Alors que le Maroc mise sur la capacité record de son futur stade à Casablanca pour damer le pion à son partenaire ibérique, l’Espagne voit sa candidature se complexifier avec l’entrée officielle de Barcelone dans la course face à Madrid.

La bataille diplomatique et infrastructurelle pour le match de clôture du Mondial 2030 est lancée. Si la Fédération espagnole se dit convaincue que le titre se jouera sur son sol, l’unité nationale se fissure avec l’offensive de Barcelone. Le maire Jaume Collboni a officialisé les ambitions de la ville, proposant le futur Spotify Camp Nou et ses 104 600 places. Pour contrer l’argument de la capitale, les Catalans rappellent que la FIFA n’impose pas la ville siège du gouvernement comme lieu de la finale, citant les précédents de Rio de Janeiro (2014), Johannesburg (2010) ou le choix de New York pour 2026, indique La Vanguardia.

Lire aussi : Mondial 2030 : le Maroc recadre sèchement l’Espagne sur le lieu de la finale

Face à cette fronde, Madrid compte faire valoir son statut de capitale et l’histoire du Santiago Bernabéu, théâtre du sacre mondial de 1982. Avec une capacité de 84 000 spectateurs, l’enceinte madrilène respecte les critères de la FIFA. La candidature de la capitale s’appuie également sur des leviers d’influence majeurs : les relations étroites entre le président du Real Madrid, Florentino Pérez, et le patron de la FIFA, Gianni Infantino, ainsi que le soutien politique du chef du gouvernement Pedro Sánchez.

Lire aussi : Mondial 2030 : le gros tacle de l’Espagne au Maroc pour la finale

Pendant que les deux métropoles espagnoles s’affrontent, le Maroc avance ses pions sans se résigner. Casablanca maintient sa candidature avec un atout de poids : le futur Grand Stade Hassan II, actuellement en construction. Avec une capacité prévue de 115 000 places, il surpasserait ses deux concurrents espagnols en termes d’affluence.

L’instance dirigeante du football mondial, qui a attribué la même note technique de 4,3 sur 5 aux trois projets, devra trancher ce duel géopolitique au plus tard en 2028. La décision finale dépendra de la capacité de l’Espagne à présenter un front uni ou de la réussite du Maroc à imposer son infrastructure hors norme.