Un nouveau trophée pour Achraf Hakimi
Vainqueur sur la pelouse de Lens (2-0), le Paris Saint-Germain s’adjuge mathématiquement son quatorzième titre de champion de France. Un cinquième sacre consécutif qui s’apparente à une simple étape de préparation pour l’équipe d’Achraf Hakimi avant sa finale européenne.
Le suspense a définitivement pris fin ce mercredi 13 mai. En s’imposant sur le terrain de son dauphin en match en retard, le PSG a relégué les Sang et Or à neuf points, validant officiellement sa couronne avant l’ultime journée contre le Paris FC. Si les Parisiens avaient été titrés beaucoup plus tôt l’an passé, la concurrence s’est révélée tenace cette saison. Portée par Florian Thauvin et l’entraîneur de l’année Pierre Sage, la formation nordiste a dominé le classement durant quatre mois. « Cela a été très difficile pour nous », a concédé le technicien asturien Luis Enrique, saluant le niveau exceptionnel de son adversaire direct.
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Malgré ce quatrième trophée de la saison pour Achraf Hakimi et ses coéquipiers, la Ligue 1 s’apparente de plus en plus à une simple formalité. Avec son budget de 850 millions d’euros, largement supérieur à ceux de Marseille et Monaco combinés, le club qatari évolue dans une autre dimension. Le championnat national fait désormais office de terrain d’entraînement en vue de la Ligue des champions. La victoire décisive contre Brest n’a d’ailleurs donné lieu à aucune effusion de joie, les esprits étant tournés vers la finale continentale face à Arsenal, le 30 mai à Budapest. Dans cette optique, l’entraîneur parisien a totalement assumé un roulement permanent de son effectif, préservant ses cadres habituels sur la scène nationale.
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Cette stratégie tournée exclusivement vers l’Europe n’est pas sans créer des crispations. Pour faciliter le quart de finale européen des Parisiens contre Liverpool, la Ligue de football professionnel a accepté de décaler la confrontation décisive face à Lens. Cette initiative a provoqué la colère de la direction nordiste, qui y voit une atteinte flagrante à l’équité. Dans une intervention relayée par L’Equipe, le directeur général Benjamin Parrot s’est offusqué de voir la compétition réduite à une simple « variable d’ajustement ». Si la LFP assume de privilégier le parcours continental de son porte-étendard, cette hégémonie sportive accentue le sentiment de déséquilibre d’un football hexagonal déjà lourdement fragilisé sur le plan financier.