Rapport annuel de Human Rights Watch

- 21h35 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Le Maroc est le champion du travail des mineurs dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Ce constat, relevé à maintes reprises par les ONG locales, n’a rien de nouveau.

Mais, cette fois-ci, il s’agit d’un travail de terrain, effectué par une ONG américaine Human Rights Watch (HRW), avec témoignages et recommandations à l’appui (voir également notre édition du 21/12/2005). Les résultats de l’enquête menée par Clarisa Bencomo, chercheur à la Division des droits de l’enfant auprès de HRW, viennent d’être rendus publics intégralement le 18 janvier. Parsemé de témoignages poignants, ce document de 60 pages, brosse un sombre tableau sur la situation des enfants travailleurs, notamment des petites filles qui triment dans les foyers marocains. Intitulé “A la maison, en marge de la loi : le cas des enfants domestiques maltraités au Maroc,” (inside the home, outside the law : abuse of child domestic workers in Morocco) le rapport n’est disponible pour le moment qu’en anglais (www.hrw.org). L’enquête, menée entre mai et novembre 2005 dans les villes de Casablanca, Rabat et Tanger, s’est basée notamment sur des interviews avec des enfants, des membres d’ONG locales ainsi que des instances gouvernementales.

En l’absence de réglementation régissant ce type de travail, le phénomène des “petites bonnes” prend de l’ampleur, notamment à cause des intermédiaires (samsar), avides de gains faciles, constate le rapport. Quasiment vendues par leurs parents, ces petites filles, placées dans des familles dès l’âge de 4/5 ans parfois, se retrouvent victimes de toutes sortes d’abus : maltraitance, violence, intimidation ... Acculées à travailler jusqu’à 100 heures par semaine, elles doivent trimer sans rechigner. Dans leurs témoignages, les enfants qui travaillent ou ont travaillé comme domestiques décrivent des abus physiques et verbaux fréquents, refus d’éducation, de nourriture et de soins médicaux appropriés, et du harcèlement sexuel de la part d’employeurs ou de membres de la famille de leurs employeurs. Certains employés domestiques ont dit que les employeurs les forçaient à travailler contre leur gré en les battant, en les enfermant ou en refusant de payer ceux qui voulaient abandonner.

Et comble de malheur, les travailleurs domestiques, exclus du code de travail, n’ont pas de recours contre ce genre d’abus, selon HRW. Les inspecteurs de travail ne peuvent violer l’intimité des foyers pour constater les violations de la loi. De même, l’isolation par rapport au milieu familial et leur jeune âge n’encouragent pas ces enfants à porter plainte.

L’Economiste

  • Le calvaire des "petites bonnes"

    L'organisation des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé le calvaire des "petites bonnes" au Maroc. Celles-ci travaillent jusqu'à 126 heures par semaine et subissent des violences physiques et sexuelles de leurs employeurs.

  • Seuls 10% des employeurs ignorent le caractère illégal du travail des petites filles

    Seuls 10 pc des employeurs potentiels ignorent le caractère illégal du travail des petites filles, selon une étude sur les perceptions du travail des enfants, présentée mercredi à Rabat lors d'un point de presse par le projet Adros/MSI.

  • Petites filles au service de ménages riches

    De petites mains toutes rouges et abîmées à force de travailler de longues heures, le crâne rasé, des fillettes mal nourries et mal logées, battues, ligotées et même brûlées sont autant de traces de violences exercées sur les enfants domestiques au Maroc, et dénoncées à IPS par Habiba Hamrouch, une ancienne domestique.

  • Jeunes : sexe, argent, religion, famille...

    Depuis 1994, plus de dix ans, il n'y a pas eu d'enquête de terrain sur les jeunes, ce qu'ils pensent, ce qu'ils font et comment ils le font.

  • Exploitation de mineurs : 177.000 enfants concernés

    Des dizaines de milliers de fillettes travaillent comme domestiques au Maroc. « Il s'agit d'un véritable crime à l'égard des petites bonnes. C'est pourquoi nous voulons responsabiliser tous les membres de la société face à ce phénomène afin d'éviter que les enfants soient victimes de mauvais traitements physiques, psychologiques ainsi que d'exploitation économique », déclare Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Selon Mme Skalli, le nombre d'enfants travailleurs de moins de 15 ans s'élève à 177.000. Ce chiffre est alarmant au vue du code du travail, qui fixe l'âge minimum des enfants à 15 ans.

  • Royal Air Maroc : Résultats record en 2005

    Comme nous l'indiquions dans notre édition du 4 janvier, la RAM a réalisé en 2005 un résultat net de 283,4 millions de DH, soit le meilleur résultat de son histoire malgré une hausse sans précédent des cours du kérosène et l'imputation de 20% de son chiffre d'affaires transféré à Atlas blue (1 milliard de DH).

  • MRE : Les enseignants de la langue arabe à l'honneur à Milan

    Une réception en l'honneur des enseignants marocains qui vont dispenser des cours de langue arabe aux enfants de la communauté marocaine résidant en Italie a été organisée, en milieu de semaine par le consulat général du Maroc à Milan et la direction régionale de l'enseignement à Lombardia.

  • Près de 6 millions de touristes en 2005

    Le pari des 10 millions de touristes en 2010 est en passe d'être gagné. En effet, le nombre de touristes venus de l'étranger pour visiter le Maroc en 2005 a atteint 5.843.377 personnes.

  • Moins de divorce au Maroc

    Selon Bouzoubaâ, ministre de la Justice, le taux de divorce a enregistré au cours de l'année dernière une baisse de 40% par rapport à 2004 et à celle précédant l'entrée en vigueur du nouveau code de la famille

  • Baisse de la polygamie au Maroc

    Le code de la famille au Maroc, instauré en 2004, a enregistré des résultats "positifs" en 2005 avec notamment la baisse des cas de mariages polygamiques de 6,97%, a déclaré le ministre marocain de la Justice Mohamed Bouzoubaâ.