Regarder le match à Oujda ? Le café passe de 12 à 35 dirhams
C’est la douche froide pour les supporters à Oujda. Alors que tout le Maroc vibre au rythme de la Coupe d’Afrique, une partie des cafetiers de la ville a décidé de transformer la ferveur nationale en jackpot, imposant des tarifs prohibitifs qui excluent les plus modestes de la fête.
L’ambiance devrait être à la solidarité et aux drapeaux brandis, mais à Oujda, c’est l’indignation qui domine. Profiter d’un match pour tripler l’addition : voilà la nouvelle règle imposée par certains établissements. Le café, habituellement accessible à 12 dirhams, s’affiche désormais sans vergogne à 35 dirhams dès le coup d’envoi. Une hausse brutale, injustifiée, qui prend en otage le citoyen lambda, celui qui n’a pas les moyens de s’offrir un abonnement coûteux aux chaînes cryptées et pour qui le café du quartier reste l’unique tribune.
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Ce racket organisé ne passe pas. Pour les habitants, cette « liberté des prix » invoquée par les gérants ressemble surtout à de l’escroquerie pure et simple. On ne vend plus un service, on exploite une passion. En l’absence d’alternative pour suivre les rencontres, le consommateur se retrouve le couteau sous la gorge, forcé de payer le prix fort pour vivre ces instants de communion nationale. Une situation qui transforme un droit populaire en un luxe inaccessible.