Regragui face au Cameroun : « aujourd’hui, ils ont tout à perdre »
Le compte à rebours est lancé. À la veille du quart de finale de la CAN 2025 opposant le Maroc au Cameroun, Walid Regragui a fait le point ce jeudi 8 janvier. Depuis la salle de conférence du complexe Moulay Abdellah de Rabat, le sélectionneur national a évoqué l’état de ses troupes, la gestion tactique et le poids de l’histoire face aux Lions Indomptables.
Pour le technicien marocain, l’affiche est claire : « C’est un choc continental ». Face à une équipe camerounaise qu’il qualifie de « grande nation », l’ambition reste inchangée : atteindre le dernier carré à domicile. « La moindre erreur sera sanctionnée cash. Ce sera un beau combat », a prévenu Regragui, insistant sur la nécessité d’une concentration totale.
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L’information majeure concerne l’état de santé des joueurs clés. Si Hamza Igamane est déclaré apte et « revient à 100 % », l’incertitude plane toujours sur Sofyan Amrabat. Le milieu de terrain souffre de la cheville et n’est pas à pleine capacité. « On verra s’il pourra entrer en jeu en fin de match », a précisé le coach. Quant au capitaine Romain Saïss, il est toujours en phase de convalescence.
Pas question de bouleverser les plans. « Changer maintenant, ce serait montrer qu’on a peur », a tranché Regragui. Il maintient sa confiance en son milieu de terrain, et particulièrement en Bilal El Khannouss, dont il attend beaucoup, tout comme Ismaël Saibari et Neil El Aynaoui.
Sur le flanc droit, le jeu reposera une nouvelle fois sur Achraf Hakimi, qualifié par son entraîneur de « meilleur joueur africain ». « Même s’il a réalisé un très bon match [contre la Tanzanie], nous n’avons pas encore vu le meilleur de lui », promet le sélectionneur.
La fin de la « bête noire » ?
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Interrogé sur l’historique difficile du Maroc face au Cameroun, Regragui a balayé la superstition. « Le passé, c’est le passé », a-t-il martelé, rappelant la dernière victoire marocaine et son propre succès contre cet adversaire en tant que joueur.
Il souligne toutefois une différence de pression : alors que le Maroc prépare le Mondial de cet été, le Cameroun, absent du prochain rendez-vous planétaire, joue son va-tout. « Aujourd’hui, ils ont tout à perdre […] Cette CAN, c’est celle de l’humilité. Le Cameroun vaut le Maroc, et le Maroc vaut le Cameroun », a-t-il conclu.