Walid Regragui coupe court aux rumeurs et met la pression
À la veille du choc face au Mali, Walid Regragui a affiché la couleur : l’objectif est de valider le ticket pour le tour suivant dès ce vendredi. En conférence de presse à Rabat, le sélectionneur national a fait le point sur l’état de ses troupes, balayant les rumeurs sur les blessures et renouvelant sa confiance à sa jeunesse.
« Nous essayerons de nous qualifier dès vendredi. » Le message est clair. Après une entrée en matière réussie face aux Comores, le patron des Lions de l’Atlas veut enchaîner face à un adversaire qu’il respecte profondément. S’attendant à un « match fraternel mais difficile » face à des Aigles maliens véloces et techniques, Regragui assume pleinement la pression qui pèse sur le pays organisateur : « Nous sommes satisfaits et nous assumons. »
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Le sélectionneur a profité de ce point presse pour dissiper le flou autour de sa défense. « Nayef Aguerd n’a jamais rien eu », a-t-il tranché, coupant court aux spéculations. En revanche, le capitaine Romain Saïss souffre d’une « petite élongation » et poursuit sa reprise, restant le seul véritable point d’interrogation. Pour le reste, le groupe est au complet, y compris Achraf Hakimi, prêt pour le combat.
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Présent aux côtés de son coach, le jeune défenseur Abdelhamid Aït Boudlal a été couvert d’éloges. Regragui voit en lui une « pépite pour le futur » et n’exclut pas de l’utiliser dès maintenant, tout en prônant la prudence pour ne pas le « griller ». Visiblement ému, le joueur a exprimé sa fierté de faire partie de cette aventure : « C’est un immense honneur, nous sommes conscients de la responsabilité qui nous incombe. »
Interrogé sur les difficultés face aux blocs bas, Regragui a rappelé son bilan implacable : une série de 19 victoires consécutives. Sa stratégie reste celle de l’usure de l’adversaire, s’appuyant sur des joueurs capables de changer le cours du match et sur un Azzedine Ounahi qu’il qualifie de « métronome », un joueur « transformé » et transcendé par le maillot national.