Avant Maroc–Mali : Azzedine Ounahi divise, Regragui tranche
C’est l’énigme du onze national. Capable de coups d’éclat comme de passages à vide, Azzedine Ounahi divise les supporters. Alors que sa prestation en demi-teinte face aux Comores a suscité des interrogations, Walid Regragui monte au créneau pour défendre son « métronome » avant le choc contre le Mali.
Sorti dès la 64ᵉ minute lors du premier match, le milieu de terrain n’a pas eu son rayonnement habituel. Le sélectionneur le reconnaît sans détour : « On attendait un peu plus de lui », avoue-t-il. Pourtant, pas question de lâcher celui qui fut la révélation du Mondial au Qatar. Pour Regragui, Ounahi est un joueur à part qu’il faut protéger « contre vents et marées », indique L’Equipe.
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Le parcours récent du joueur force le respect du coach. Après un passage traumatisant à l’OM, marqué par une blessure, une dépression liée à un deuil personnel et des pressions pour quitter le navire, Ounahi a fait des choix forts. Poussé vers la sortie par Medhi Benatia, il a refusé les ponts d’or du Qatar (Al-Sadd) et de la Russie (Spartak Moscou) pour privilégier le niveau sportif.
Un pari gagnant. Après une renaissance en Grèce, il brille désormais en Espagne sous les couleurs de Gérone. « Il a fait beaucoup de sacrifices, il aime son pays. La priorité d’Azzedine a toujours été l’équipe nationale », souligne Regragui.
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C’est cette fibre patriotique qui rend le joueur indispensable aux yeux du staff. Là où certains brillent en club et s’effondrent en sélection, Ounahi fait l’inverse. « À chaque fois qu’il porte ce maillot, il est transformé. Le maillot n’est jamais trop lourd pour lui », conclut le sélectionneur, laissant peu de doute sur sa présence face aux Aigles du Mali ce vendredi.