« Il a pleuré comme un enfant » : le drame d’Ounahi gâche la qualification des Lions
Le Maroc a assuré l’essentiel en validant son ticket pour les quarts de finale de la CAN 2025 face à la Tanzanie au Complexe Moulay Abdellah. Une qualification obtenue dans un contexte lourd : le groupe a dû encaisser le forfait d’Azzedine Ounahi, blessé avant la rencontre.
C’était un match piège, et pas seulement à cause de l’adversaire. Si les Lions de l’Atlas ont fini par s’imposer, l’ambiance n’était pas à la fête totale. Walid Regragui a révélé après le match que l’équipe avait subi un véritable coup dur avant même le coup d’envoi, ce qui explique en partie la première mi-temps laborieuse de ses hommes.
Le « déchet technique » et le manque de rythme observés en première période prennent un tout autre sens à la lumière des révélations du sélectionneur. Le groupe était sous le choc de la blessure d’Azzedine Ounahi, survenue avant la rencontre.
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« Azzedine souffre d’une déchirure au mollet. Sa cicatrice s’est rouverte, ce qui l’empêchera de poursuivre la CAN. Il sera indisponible pendant six à huit semaines », a annoncé Regragui. La perte de ce leader technique a pesé lourd sur le moral des troupes au moment d’entrer sur le terrain : « Il a pleuré comme un enfant, et cela a forcément tendu les joueurs. C’est un vrai choc pour nous ».
Une victoire au mental et au pragmatisme
Malgré ce contexte difficile et le « poids de l’héritage des huitièmes de finale », les Lions ont su réagir. Après une première mi-temps marquée par de mauvais choix, la seconde période a été « plus conforme aux standards » de l’équipe.
Walid Regragui assume désormais une approche tournée vers l’efficacité pure : « Vous me connaissez, s’il faut fermer le jeu pour remporter la CAN, je le ferai. On ne va pas se créer 15 000 occasions par match. En quart ou en demi-finale, ce sont les équipes les plus efficaces qui remportent les trophées ».
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Orphelins d’Ounahi, les Lions ont pu compter sur leurs autres cadres. Achraf Hakimi a été salué par son coach pour avoir « assumé ses responsabilités » et réalisé « des choses extraordinaires ».
De son côté, Brahim Diaz continue de s’imposer comme le métronome offensif. Désigné Homme du match, le joueur du Real Madrid a marqué pour la quatrième fois consécutive. « Brahim veut entrer dans l’histoire avec cette équipe, il veut gagner la CAN », souligne le sélectionneur, satisfait de voir le groupe aider la star à donner sa meilleure version.