Maroc–Cameroun : le match qui dira si les Lions peuvent aller au bout
Fini l’échauffement. Après une qualification laborieuse face à la Tanzanie, les Lions de l’Atlas s’attaquent à un tout autre calibre. Selon les analystes sportifs, le quart de finale de vendredi face au Cameroun sera un tournant décisif, imposant un niveau d’intensité et de concentration inédit depuis le début du tournoi.
L’avis est unanime : ce choc est une « finale avant la lettre ». Mustapha Harhar et Adil Rahmouni, experts du ballon rond, s’accordent à dire que la confrontation face aux Lions Indomptables sera le véritable baromètre des ambitions marocaines. Contrairement à la phase de groupes, ce match à élimination directe se jouera sur des détails, face à un adversaire rompu aux joutes continentales.
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Pour Mustapha Harhar, interrogé par Hespress, le danger numéro un réside dans le mental des Camerounais. « Ils ne lâchent rien, qu’ils mènent ou qu’ils soient menés », prévient-il. Le Cameroun impose un défi physique constant et ne connaît pas de temps morts.
Face à cette intensité, le Maroc devra éviter deux pièges : l’épuisement de ses cadres et la rigidité tactique. L’expert appelle Walid Regragui à plus de flexibilité : « La réussite d’un plan hier ne garantit pas son succès demain face à un adversaire différent ».
De son côté, Adil Rahmouni tire la sonnette d’alarme sur le gaspillage offensif. Si la domination contre la Tanzanie était totale, le manque de réalisme aurait pu coûter cher. « Les erreurs permises en poules ne le seront plus face à une grande nation », analyse-t-il.
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Si l’éclair de génie de Brahim Diaz a sauvé les meubles au tour précédent, l’équipe ne peut reposer sur des exploits individuels. Le système offensif doit être rééquilibré pour « tuer le match » quand l’occasion se présente. Pour les experts, la victoire est impérative non seulement pour la qualification, mais pour envoyer un message fort : le Maroc a les épaules pour garder le titre à la maison.