Ce que révèlent les chiffres sur la méthode Regragui après la victoire contre les Comores
La victoire face aux Comores n’a rien d’un hasard. L’analyse des statistiques des vingt dernières rencontres de l’équipe nationale révèle une véritable marque de fabrique : une patience à toute épreuve et une efficacité redoutable au retour des vestiaires. Décryptage de la méthode Regragui qui a encore porté ses fruits dimanche.
Le scénario du match d’ouverture, remporté 2-0 grâce à Brahim Díaz et Ayoub El Kaabi, s’inscrit parfaitement dans la dynamique observée ces derniers mois. Sur les vingt dernières sorties des Lions de l’Atlas, une tendance lourde se dégage : près de la moitié des buts sont inscrits soit en toute fin de première période (10 buts), soit dès l’entame de la seconde (12 buts). L’ouverture du score par Díaz à la 55ᵉ minute contre les Comores confirme cette capacité des hommes de Walid Regragui à faire la différence après la pause, une fois l’adversaire usé, analyse Al3omk.
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Cette gestion du temps de jeu découle directement des consignes du sélectionneur, qui martèle à ses joueurs la nécessité d’éviter la précipitation. L’objectif est de construire patiemment les actions pour maximiser l’efficacité offensive, une stratégie payante puisque le Maroc a inscrit un total de 59 buts sur cette période, dont 25 suite à des centres et 20 sur des frappes directes. Cette force de frappe s’appuie sur un vivier offensif riche, comprenant des profils variés comme Youssef En-Nesyri, Soufiane Rahimi, ou encore Hamza Igamane, dont le retour de blessure est attendu.
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Désormais, les regards sont tournés vers le prochain défi : le Mali, ce vendredi à 21 heures au complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat. Une victoire permettrait au Maroc de valider son billet pour les huitièmes de finale et d’offrir au staff technique le luxe de faire tourner l’effectif lors du troisième match contre la Zambie, assurant ainsi une gestion physique optimale pour la suite de la compétition.