« Rien n’est garanti pour Madrid » : L’aveu choc du patron du foot espagnol face au projet marocain

- 21h52 - Sport - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Madrid, Barcelone et Casablanca sont en concurrence pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Le président de la fédération espagnole, Rafael Louzán, a admis que le choix du stade reste incertain face à l’ambition marocaine.

Des semaines décisives s’ouvrent pour l’organisation de la Coupe du monde 2030 alors que la FIFA évalue les sites candidats. Rafael Louzán, président de la fédération espagnole (RFEF), a jeté le trouble sur le choix de la finale, précisant qu’il n’est pas garanti que le match le plus prestigieux se déroule au stade Santiago Bernabéu de Madrid.

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Face aux options espagnoles, le Maroc déploie une stratégie offensive avec la construction du stade Hassan II à Casablanca. Cet investissement massif de 500 millions d’euros vise à ériger l’une des enceintes les plus spectaculaires au monde, capable de rivaliser avec les infrastructures historiques de la péninsule ibérique.

La capacité d’accueil s’annonce comme un critère de poids dans l’arbitrage de la FIFA. Si le Bernabéu dépasse les 80 000 places, le Camp Nou en comptera 105 000, tandis que le projet de Casablanca grimpera jusqu’à 115 000 sièges. Selon Louzán, cet écart de 25 000 spectateurs est crucial pour maximiser les recettes et l’accès des supporters.

Casablanca et le stade Hassan II : un défi majeur pour la finale du Mondial 2030

Un autre élément technique, souvent méconnu du grand public, pourrait faire pencher la balance : l’emplacement du Centre international de presse. Le président de la RFEF a révélé dans El Debate que la ville désignée pour accueillir le centre névralgique des médias mondiaux obtiendra quasi systématiquement l’organisation de la finale.

Casablanca propose un site emblématique situé en bord de mer, à proximité d’une mosquée, offrant un espace capable de séduire les instances internationales. Madrid mise de son côté sur la Casa de Campo, qui a déjà reçu d’excellentes notes lors des premières évaluations techniques de la FIFA pour son caractère hermétique et fonctionnel.

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Le verdict final ne devrait pas intervenir avant la conclusion de la Coupe du monde 2026. En attendant, la Real Federación Española de Fútbol et la Fédération Royale Marocaine de Football intensifient leurs efforts diplomatiques pour convaincre les inspecteurs internationaux que leur projet respectif incarne le mieux le futur du football mondial.