Le Sahara marocain, ce “petit Koweït” qui dérange l’Espagne
Des experts espagnols relancent le débat sur le Sahara, non seulement sous l’angle politique, mais aussi économique. Ils estiment que le territoire pourrait devenir un « petit Koweït » en raison de ses ressources naturelles.
Le virage de Pedro Sánchez sur le Sahara continue de faire débat en Espagne. Quatre ans après le soutien de Madrid au plan marocain d’autonomie, des voix critiques reviennent sur les conséquences stratégiques et économiques de cette décision.
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Lors d’un cours d’été du CEU María Cristina consacré à l’économie espagnole dans le contexte géopolitique actuel, plusieurs intervenants ont dénoncé le changement de position du gouvernement espagnol sur l’ancienne colonie.
Felipe Briones, magistrat espagnol, a critiqué une décision qu’il présente comme personnelle et non validée par le Parlement. Pour lui, Madrid aurait rompu avec sa position traditionnelle en soutenant l’autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine.
Un territoire jugé très riche
Mais le débat ne porte pas seulement sur le droit ou la diplomatie. Carlos Echevarría, professeur de relations internationales à l’UNED et directeur de l’Observatoire de Ceuta et Melilla, estime que le Sahara pourrait devenir un « petit Koweït » du nord-ouest de l’Afrique en raison de ses richesses naturelles, rapporte El Debate.
Selon lui, le Maroc aurait « doublé son extension territoriale » sous les yeux de l’Espagne. L’universitaire relie cette évolution aux ressources du territoire, mais aussi aux équilibres régionaux avec l’Algérie, la Mauritanie et les eaux atlantiques voisines.
Un autre intervenant, Antonio Alonso, a évoqué les revendications marocaines autour du sous-sol marin proche des Canaries, présenté comme riche en minerais stratégiques. Le sujet est sensible en Espagne, où les richesses potentielles de cette zone alimentent régulièrement les inquiétudes.
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L’article espagnol montre surtout que le Sahara reste perçu à Madrid comme un dossier stratégique majeur. Derrière la contestation du choix de Pedro Sánchez, il y a aussi une inquiétude économique : voir le Maroc consolider sa présence sur un territoire présenté par ses détracteurs comme riche en ressources naturelles.