Comme le Sénégal avant la CAN, l’Espagne prépare déjà le procès du Maroc

- 13h00 - Sport - Ecrit par : Said A.

La finale du Mondial 2030 n’a pas encore été attribuée, mais le débat espagnol rend déjà suspect un éventuel choix de Casablanca. Une mécanique qui rappelle la communication de la Fédération sénégalaise avant d’affronter le Maroc en finale de la CAN.

L’article du Times affirmant que Gianni Infantino aurait promis la finale au Maroc en échange d’un soutien à sa réélection a offert un nouvel argument aux partisans de la candidature espagnole.

Sur Bladi.net : Casablanca n’a pas encore la finale, mais elle est déjà soupçonnée d’avoir été négociée

La FIFA a formellement démenti l’existence d’un tel accord. La Fédération espagnole assure également ne disposer d’aucune information confirmant une promesse en faveur du futur Grand Stade Hassan II de Casablanca.

La ministre espagnole des Sports, Milagros Tolón, affirme néanmoins que son pays « mérite » d’accueillir la finale et qu’il continuera à travailler auprès de la FIFA pour l’obtenir, rapporte Cadena SER.

Cette déclaration ne constitue pas à elle seule une accusation contre le Maroc. Mais elle intervient dans un débat espagnol où les relations entre Rabat et Infantino servent déjà à jeter le doute sur un éventuel choix de Casablanca.

Trois accusations avant la finale de la CAN

La mécanique rappelle la communication adoptée par la Fédération sénégalaise deux jours avant la finale de la CAN 2025.

Dans un communiqué officiel, elle avait d’abord dénoncé l’absence d’un dispositif de sécurité suffisant lors de l’arrivée de ses joueurs à la gare de Rabat.

Elle avait ensuite refusé de s’entraîner au Complexe Mohammed VI, camp de base habituel du Maroc, estimant que cette situation soulevait un problème d’« équité sportive ».

La Fédération sénégalaise avait enfin contesté le nombre de billets attribués à ses supporters ainsi que les deux seules places VVIP mises à sa disposition.

La CAF avait répondu que le Sénégal avait pu choisir son hôtel, qu’un autre terrain d’entraînement lui avait été accordé et que le quota réglementaire de billets avait été respecté, rappelle le communiqué de la Fédération sénégalaise.

Le soupçon d’un Maroc favorisé était ainsi installé avant même le coup d’envoi. Il avait ensuite été renforcé par la contestation de l’arbitrage et la sortie momentanée des joueurs sénégalais pendant la finale.

Le Sénégal avait gagné le match sur le terrain, mais le jury d’appel de la CAF l’a ensuite déclaré forfait pour cet abandon, homologuant officiellement une victoire 3-0 du Maroc.

La situation espagnole n’est pas identique. Madrid ne dénonce ni ses conditions d’accueil ni une inégalité sportive déjà constatée. Mais la logique de communication se rapproche : contester l’impartialité du cadre avant que la décision décisive ne soit prise.

Sur Bladi.net : Le Maroc prépare le coup Casablanca pour la finale 2030

Si l’Espagne obtient la finale, elle pourra présenter ce choix comme la reconnaissance de ses mérites. Si Casablanca est retenue, le récit d’une décision favorisée par les relations entre le Maroc et Infantino est déjà prêt.