Sophiane Hambli : indic de luxe ou cerveau d’un trafic « hors norme » depuis le Maroc ?
Onze ans après la saisie de sept tonnes de cannabis importées du Maroc, le procès de l’ex-patron des « stups » s’ouvre lundi. Son informateur, détenu au Maroc, est soupçonné d’être le commanditaire de ce trafic « hors norme ».
Du 2 au 31 mars 2026, seize prévenus sont jugés devant le tribunal correctionnel de Bordeaux dans cette procédure d’exception. Parmi eux figurent le commissaire François Thierry, ancien directeur de l’Ocrtis, et son principal « indic », Sophiane Hambli. Ce dernier, surnommé « La Chimère » et actuellement en détention au Maroc, sera probablement absent à l’audience.
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L’affaire a éclaté en octobre 2015 avec la découverte par les douanes de 7,1 tonnes de résine de cannabis à Paris. La drogue provenait d’un chargement de plus de dix tonnes « importées du Maroc via l’Espagne » dans le cadre d’une livraison surveillée par la police française. François Thierry est soupçonné d’avoir favorisé cette importation via son plan « Myrmidon » sans avoir totalement informé l’autorité judiciaire des méthodes employées.
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Le rôle de Sophiane Hambli sera au cœur des débats. Considéré par les enquêteurs comme le possible « seul commanditaire » du trafic, il affirme de son côté n’avoir été qu’un « logisticien » dans une opération validée par la hiérarchie policière. Ce scandale, qualifié de « dossier qui a mis à mort l’Ocrtis », a conduit à une réforme majeure de la lutte antidrogue en France et à la création de l’Ofast en 2019.