Un supporter marocain au Mondial agace la presse espagnole

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : Nadia El A.

Un supporter marocain a attiré l’attention de la presse espagnole lors du match contre les Pays-Bas. Sa tenue, son geste en tribune et la carte du Maroc qu’il portait ont été interprétés comme un message politique par un média espagnol.

Le parcours du Maroc au Mondial 2026 ne fait pas seulement parler sur le terrain. En Espagne, certains médias scrutent aussi ce qui se passe dans les tribunes, jusque dans les vêtements et les symboles affichés par les supporters marocains.

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Un article espagnols’est ainsi intéressé à un supporter aperçu lors du match Maroc–Pays-Bas. L’homme, vêtu d’une tenue traditionnelle et coiffé d’un fez, a été filmé en train d’imiter le geste devenu célèbre d’un supporter congolais surnommé Lumumba Vea, en référence à Patrice Lumumba, figure de l’indépendance congolaise.

Mais ce n’est pas seulement le geste qui a retenu l’attention du média espagnol. Le supporter marocain portait aussi une carte du Maroc intégrant le Sahara. Pour le journal, cette image dépasse le simple folklore de tribune et s’inscrit dans une lecture politique du Mondial.

L’article espagnol reproche notamment au supporter d’avoir associé un geste présenté comme anticolonial à une tenue que le média rattache à la culture sahraouie. Une interprétation très politique, qui illustre la manière dont certains symboles marocains continuent de provoquer des réactions très hostiles en Espagne.

Le Maroc observé au-delà du terrain

Le même article élargit ensuite son analyse à d’autres sujets sensibles entre Rabat et Madrid. Il revient notamment sur une séquence attribuée au gardien marocain Munir Mohamedi, né à Melilla, dans laquelle il aurait lancé que Ceuta et Melilla “sont marocaines” en plaisantant avec ses coéquipiers.

Le média espagnol y voit un signe que ces questions restent présentes, même dans un contexte de relations apaisées entre l’Espagne et le Maroc. Il rappelle aussi les débats autour du Mondial 2030, organisé conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

La question du stade qui accueillera la finale est également citée. L’Espagne espère voir le Santiago Bernabéu choisi, tandis que le Maroc met en avant le futur grand stade Hassan II, présenté comme l’un des projets les plus ambitieux du football mondial.

L’article évoque enfin la carte du Maroc incluse dans le dossier de candidature au Mondial 2030. Là encore, le média espagnol y voit un symbole politique plus qu’un simple détail graphique.

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Cette réaction montre surtout que le Maroc, au Mondial, est désormais observé bien au-delà de ses résultats sportifs. Un geste en tribune, une carte sur un vêtement, une phrase dans les vestiaires ou un stade en construction peuvent suffire à relancer en Espagne des débats qui dépassent largement le football. Mais au Maroc, on a l’habitude avec ce média.