« Il est en train de me tuer » : le dernier appel à l’aide d’Hajar provoque la colère de sa famille
Des messages d’appel au secours envoyés le 4 octobre, puis une disparition d’abord jugée non urgente : la famille d’Hajar, 29 ans, met en cause la réaction de la police d’Amsterdam. Le 22 octobre, les enquêteurs ont publié leur chronologie de cette affaire.
« Aidez-moi. Maintenant. Il est en train de me tuer. » Le 4 octobre, à 11 h 15, Hajar aurait envoyé ces mots à une connaissance. Le quotidien néerlandais De Telegraaf, qui a interrogé un proche et consulté les messages, révèle cette demande de secours.
La jeune femme d’origine marocaine ne répond ensuite plus aux appels. Sa famille avertit la police vers 20 h 15, le soir même. Malgré l’alerte, les autorités classent initialement la disparition comme non urgente.
« Nous étions très inquiets, mais on nous a dit qu’il fallait attendre 24 heures », raconte un proche au quotidien, cité par AT5. La famille reproche également aux enquêteurs la diffusion tardive de l’avis de recherche, publié le 13 octobre.
La police retrace ses premières recherches
Dans un communiqué du 22 octobre, la police d’Amsterdam confirme le signalement du 4 octobre et les messages inquiétants reçus dans la matinée. La disparition est reclassée comme urgente le lendemain soir, 5 octobre.
Les policiers cherchent alors à localiser son téléphone. Dans la nuit, son signal les conduit vers un bâtiment de Buitenveldert, où ils effectuent des recherches. Hajar reste introuvable.
La famille s’interroge également sur des images de vidéosurveillance montrant la jeune femme accompagnée d’un homme près d’un restaurant de Buitenveldert, selon son témoignage à De Telegraaf. Elle demande pourquoi ces images n’ont pas été diffusées.
Le 16 octobre, le corps de Hajar est retrouvé dans une valise immergée dans l’Amstel. Un homme de 23 ans est arrêté le 20 octobre dans le cadre de l’enquête criminelle.
« Cela fait mal de voir autant de policiers mobilisés après la découverte de son corps », confie un proche. Face à ces critiques, la police prévoit un nouvel échange avec la famille.