
Le Maroc va produire des vaccins contre la grippe A/H1N1 et la grippe saisonnière. Une coopération avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été lancée dans ce sens selon Yasmina Baddou, ministre de la Santé.

Dès octobre prochain, le Maroc devrait disposer des vaccins nécessaires pour faire face à l’épidémie mondiale du virus A/H1N1. C’est en tout cas ce qu’a assuré Yasmina Baddou, Ministre de la Santé.

Déjà 124 cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés au Maroc depuis le début de l’épidémie.

Le Premier ministre a décidé de consacrer 825 millions de DH pour contrer les risques de la grippe porcine. Cette décision a été prise hier lors d’une réunion interministérielle, présidée par Abbas El Fassi, avec notamment les ministres des Finances et celui de l’Intérieur. Il s’agissait de valider des mesures à prendre pour que le dispositif de riposte, mis en place dès la semaine dernière, soit encore plus efficace.

Toutes les mesures ont été prises au Maroc pour éviter l’éventuelle introduction de la grippe porcine, a assuré lundi la ministre marocaine de la Santé Yasmina Baddou.

La coopération en matière de santé entre le Maroc et la France se renforce. L’Agence française de développement vient d’accorder au ministère de la Santé une subvention de 2,5 millions d’euros, soit près de 28 millions de DH. Ceci pour permettre le financement d’un projet d’appui à la prise en charge des patients en insuffisance rénale terminale et la gestion des urgences.

La tuberculose a touché en 2008 près de 25.500 personnes au Maroc. Le nombre de nouveaux cas enregistré est en diminution depuis 1996. 70% des cas dépistés sont concentrés dans les zones les plus urbanisées et les plus peuplées, particulièrement autour des grandes villes. La maladie affecte les hommes (57% des cas) plus que les femmes (43%).

« L’enjeu actuel en matière de santé mondiale n’est plus limité uniquement à la protection de la santé des populations, mais aussi l’anticipation de toute menace sur la sécurité sanitaire ». Ces sont les propos de Yasmina Badou, ministre de la Santé publique lors du lancement , vendredi dernier à Rabat, du projet de jumelage de l’Institut national d’hygiène (INH) avec des institutions de santé publique de l’Union européenne (UE).