Ce jeudi 3 novembre, le tribunal de première instance de Marrakech a décidé de libérer les deux filles et de leur accorder donc la liberté provisoire. « C’est sur la base d’une requête introduite par les trois avocats qui assurent la défense des deux filles que cette libération a été prononcée », a déclaré le représentant de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à Jeune Afrique.
Les deux adolescentes ont été arrêtées le 27 octobre dernier après avoir été surprises par un voisin en train de s’embrasser sur le toit d’une maison. La police les a ensuite interpellées avant de les placer en garde à vue.
Cette libération provisoire ne signe pas la fin de cette affaire pour Sanaa et Hajar puisqu’elles sont normalement attendues au même tribunal pour y être jugées pour homosexualité.
Au Maroc, le très polémique article 489 du code pénal punit d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison toute relation « contre-nature avec un individu de même sexe ».