Adopter au Maroc : les familles belgo-marocaines totalement piégées par l’administration

- 06h00 - Belgique - Ecrit par : Sébastien A.

Depuis trois ans, la Belgique bloque les procédures d’adoption au Maroc. En l’attente d’une étude gouvernementale interminable, plusieurs familles belgo-marocaines se retrouvent piégées dans une impasse administrative douloureuse, voyant leur projet familial totalement gelé.

Les démarches d’adoption depuis le sol marocain sont à l’arrêt en Belgique depuis fin 2023. Dans le sillage de la Flandre, la Fédération Wallonie-Bruxelles a suspendu ces procédures en réclamant une évaluation approfondie. Selon les informations rapportées par DHnet, la ministre belge Valérie Lescrenier a récemment confirmé que ce rapport d’évaluation était enfin clôturé. Le texte doit prochainement être examiné par le gouvernement pour sceller le sort des candidats.

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Pour les couples concernés, cette paralysie institutionnelle est vécue comme une véritable épreuve. Samira et son mari, des Belges d’origine marocaine âgés de 35 ans, avaient obtenu leur jugement d’aptitude après six ans d’évaluations. Ils venaient de signer une convention avec un organisme agréé quand le processus a été stoppé. Face à l’absence de visibilité, la jeune femme s’indigne : « On n’en peut plus d’attendre, c’est dur psychologiquement. On joue avec les émotions des gens ».

La frustration des familles est exacerbée par la méthode employée. L’audit national a été mené sans la moindre concertation avec les organismes d’adoption agréés, ignorant ainsi leurs pratiques et leurs garanties. À cette incompréhension s’ajoute une course contre la montre administrative, puisque le jugement d’aptitude des candidats expire dans dix-huit mois. Si le blocage perdure, les couples devront reprendre l’intégralité du processus depuis le début.

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L’usure pousse aujourd’hui ces familles à exiger des réponses claires, qu’elles soient favorables ou défavorables, afin de pouvoir se tourner vers d’autres pays si nécessaire. Consciente du préjudice subi par les candidats ayant entamé leurs démarches avant la suspension, la ministre promet qu’une communication officielle leur sera directement adressée dès que le gouvernement aura arrêté une décision définitive.