L’Algérie veut copier la recette marocaine

- 00h00 - Sport - Ecrit par : Betty de G.

Après l’échec de Vladimir Petkovic, l’Algérie semble prête à changer de logiciel. Selon la presse algérienne, la FAF s’oriente vers Antar Yahia, un ancien de la maison. Un choix qui rappelle la voie suivie par le Maroc avec ses entraîneurs locaux.

L’Algérie regarde-t-elle désormais vers le Maroc pour reconstruire ses Verts ? Après la fin annoncée de l’aventure Vladimir Petkovic, la Fédération algérienne de football semble décidée à miser sur un profil local pour relancer sa sélection.

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Selon La Gazette du Fennec, Antar Yahia est bien placé pour devenir le prochain sélectionneur de l’Algérie. Quelques détails administratifs resteraient encore à régler avant l’annonce de sa nomination. Rien d’officiel n’a encore été communiqué par la FAF, mais la tendance est claire : la piste étrangère aurait été écartée.

Ce choix marque un tournant. L’Algérie ne chercherait plus seulement un technicien venu de l’extérieur avec un CV international. Elle miserait sur un ancien capitaine, un homme du vestiaire, une figure respectée par les supporters et les joueurs.

Le Maroc a montré la voie

Ce virage rappelle forcément le modèle marocain. Depuis plusieurs années, le Maroc a fait le choix de donner de vraies responsabilités à ses entraîneurs locaux. Walid Regragui a incarné cette ligne avec le parcours historique des Lions de l’Atlas au Mondial 2022.

Aujourd’hui, Mohamed Ouahbi prolonge cette logique avec une sélection marocaine qui continue d’avancer au plus haut niveau. Le message est simple : un entraîneur du pays peut comprendre l’environnement, parler le langage du vestiaire, gérer la pression populaire et porter une identité de jeu.

L’Algérie semble vouloir retrouver cette proximité. Antar Yahia n’a pas encore une grande expérience sur un banc de sélection, mais il possède un vécu fort avec les Verts. Héros d’Oum Dourman, ancien capitaine, formé au métier d’entraîneur, il coche surtout une case devenue essentielle : celle de la légitimité nationale.

Le parallèle avec le Maroc ne doit toutefois pas être simplifié. Le succès marocain ne repose pas seulement sur la nationalité de l’entraîneur. Il s’appuie sur un écosystème construit dans la durée : académies, formation, Direction technique nationale, jeunes sélections, infrastructures et continuité sportive.

C’est là que se jouera le vrai pari algérien. Antar Yahia peut incarner une rupture avec l’ère Petkovic, mais il ne pourra pas tout régler seul. Pour copier la recette marocaine, il faudra aussi lui donner un cadre solide, un staff compétent et du temps.

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L’urgence est pourtant déjà là. Les éliminatoires de la CAN 2027 approchent, et l’Algérie doit vite retrouver une équipe compétitive. En choisissant un homme du pays, la FAF tenterait donc de renouer avec une idée que le Maroc a transformée en force : une sélection ne se dirige pas seulement avec des diplômes, mais aussi avec une connaissance intime de son football.