L’Algérie tombe, le Maroc sert de modèle

- 15h00 - Sport - Ecrit par : Farid Laamoudi

Éliminée par la Suisse dès les 16es de finale du Mondial, l’Algérie s’interroge sur son avenir. Au-delà du sélectionneur Vladimir Petkovic, plusieurs voix pointent un retard structurel face au Maroc, présenté comme un modèle de formation et de stabilité.

L’Algérie quitte la Coupe du monde avec plus de questions que de certitudes. Battus par la Suisse (0-2), les Fennecs ont livré un tournoi décevant, marqué par une victoire difficile contre la Jordanie, une lourde défaite contre l’Argentine et un nul spectaculaire face à l’Autriche. Selon Le Parisien, les critiques visent d’abord Vladimir Petkovic, mais le malaise dépasse largement le cas du sélectionneur.

Le Maroc cité en exemple

Alors que l’Algérie cherche des explications, le Maroc apparaît comme le contre-modèle devenu référence. Dans l’analyse du quotidien français, plusieurs observateurs estiment que les Lions de l’Atlas récoltent aujourd’hui les fruits d’un travail lancé il y a près de vingt ans, notamment avec la création de l’Académie Mohammed VI et la structuration progressive de la formation. « Le Maroc a pris le bon virage il y a 20 ans », résume Himed Hamma, entraîneur, formateur et recruteur algérien.

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Ce choix stratégique ne s’est pas limité à une académie. La Fédération marocaine a aussi poussé les clubs à se structurer, à mieux former leurs jeunes et à s’appuyer sur des cadres techniques compétents. Le Maroc a également fait une place importante aux talents binationaux, sans fermer la porte aux profils venus de parcours différents. Une logique de long terme qui contraste avec les changements répétés à la tête du football algérien.

L’Algérie face à ses blocages

Le constat est d’autant plus dur pour l’Algérie qu’il vient de spécialistes algériens. Le problème ne serait pas seulement financier, mais aussi politique et organisationnel. Les moyens existent, avec des clubs subventionnés et parfois soutenus par de grands groupes, mais leur utilisation est contestée. La formation des jeunes reste insuffisante, l’argent allant surtout vers les équipes seniors.

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Plusieurs voix appellent désormais à une réforme profonde : centres de formation, formation des formateurs, pôles de performance, championnats de jeunes mieux organisés et stabilité fédérale. Depuis 2021, l’Algérie a connu plusieurs présidents de fédération, avec des stratégies qui changent au rythme des directions. Le Maroc, lui, a construit une méthode. Et c’est peut-être là que se trouve aujourd’hui l’écart le plus visible entre les deux footballs.