Maroc-France U20 : le secret de la progression fulgurante du Maroc
Le Maroc défie la France ce mercredi en demi-finale de la Coupe du monde U20. Un exploit qui n’est que le résultat de la dynamique impulsée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) depuis 2021, combinant formation locale et détection des binationaux.
Les Lionceaux de l’Atlas (U20) connaissent une progression fulgurante depuis quelques années. Vainqueur de la CAN U23 en 2023, médaillée de bronze aux Jeux de Paris 2024, finaliste de la CAN U20, l’équipe marocaine affronte ce mercredi les Bleuets en demi-finale du Mondial U20. « Depuis 2021, nous sommes engagés dans une dynamique de performance portée par une vision stratégique claire, impulsée par le président M. Fouzi Lekjaa. Nous avons un modèle hybride et intelligent : certains joueurs sont issus de la formation locale, via les académies nationales et les centres de formation des clubs, tandis que d’autres ont été détectés en Europe, grâce à une cellule dédiée qui suit les jeunes talents binationaux, avec six scouts », explique le directeur technique national (DTN), Jamal Fathi, auprès de L’Équipe.
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Les binationaux rêvent de jouer dans l’équipe A, demi-finaliste de Coupe du monde au Qatar. « La Fédération fonctionne avec des listings de joueurs binationaux. Et tous ces joueurs font l’objet de rapports de la part de nos scouts. Et quand le rapport est bon, il y a une première prise de contact pour savoir si le joueur a déjà posé un choix. Il n’y a rien d’agressif. On ne propose rien. Pas d’argent, rien. Ce que je fais, en revanche, quand c’est du ressort de mon équipe, c’est me rendre sur place pour parler avec les parents et proposer un projet sportif à court, moyen et long terme », détaillait en mars dernier le sélectionneur U20 Mohamed Ouahbi, auprès de la RTBF.
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Ces binationaux représentent près de la moitié (9 sur 21) des Lionceaux qui croiseront les crampons avec les Bleuets ce mercredi. Il s’agit de Yanis Benchaouch (Monaco, né à Périgueux), Naïm Biyar (Foggia, né à Reims), Othmane Maamma (Watford, né à Alès), Ibrahim Gomis (OM, né à Perpignan) et Gessime Yassine (Dunkerque, né à Salon-de-Provence). Les talents locaux ne sont pas laissés pour compte. « La Fédération a aussi enclenché un processus au pays, avec la création d’un fonds de formation via un partenariat avec des opérateurs privés et la création d’académies régionales. Ces dernières prennent un peu le relais des centres de formation des clubs, qui sont moins performants. Elles sont en lien direct avec l’académie nationale Mohammed VI », déclarait Youssef Moutmaïne, directeur des sports, au Matin.