Mondial U20 : le secret de la finale historique du Maroc révélé
Les Lionceaux de l’Atlas du Maroc ont atteint, pour la première fois de leur histoire, la finale d’une coupe du monde U20. Un exploit historique que décrypte Fathi Jamal, directeur du développement technique et de la formation au sein de la Fédération royale marocaine de Football (FRMF).
La qualification des Lionceaux de l’Atlas à la finale du Mondial U-20 du Chili n’est pas un hasard, mais l’aboutissement d’une stratégie de développement du football bien avisée reposant sur des académies solides, de programmes clairs, d’une formation continue et d’un encadrement technique et administratif, a déclaré Fathi Jamal dans une interview publiée sur le site de la FIFA. Il fait observer que des progrès significatifs et tangibles sont réalisés dans le développement du football au Maroc, à tous les niveaux, grâce à la stratégie de travail développée par la FRMF.
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Il s’agit notamment de la création des académies en particulier l’Académie Mohammed VI, et de la mise en œuvre du programme national dans 14 clubs formateurs qui favorisent une homogénéité dans le suivi, a-t-il cité, précisant que quatre centres techniques fédéraux, à Salé, Casablanca, Benguérir et Laâyoune, montrent que la formation de masse et de qualité est prise au sérieux. L’exploit historique des Lionceaux de l’Atlas U20 s’explique aussi par le bon fonctionnement de la méthode adoptée : mix des joueurs issus des académies nationales et de la diaspora, travail psychologique, tactique adaptée, banc profond, tout cela a contribué à corriger les erreurs du passé, ajoute Jamal.
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Comparant les joueurs de 2005 qui avaient atteint la demi‑finale du Mondial U‑20 aux Pays-Bas sous lui à ceux de 2025, il fait remarquer qu’ils ont tous la même passion pour le maillot et la même sincérité dans le désir de réussite. Seule différence apparente : « la génération de 2005 manquait parfois de maturité et d’accompagnement », relève Jamal. Pour étayer son propos, il évoque notamment des choix professionnels mal avisés, l’influence médiatique non maîtrisée, et le manque de structure dans certains clubs qui avaient limité l’essor de nombreux talents.