Il attend six jours pour être rapatrié du Maroc, puis décède : sa famille dénonce des erreurs
Ad van Til, un Néerlandais de 72 ans, est décédé à Marrakech après plusieurs jours de démarches pour être rapatrié aux Pays-Bas. Sa famille dénonce des erreurs administratives et des documents médicaux mal classés par SOS International, l’organisme chargé de son assistance.
Ad van Til voulait simplement rentrer chez lui, à Helmond, aux Pays-Bas. Mais le retraité de 72 ans est mort jeudi 8 octobre dans un hôpital de Marrakech, après six jours d’attente pour un rapatriement médicalisé. Sa famille accuse SOS International d’avoir perdu un temps précieux à cause d’erreurs administratives, révèle le média néerlandais Omroep Brabant.
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Ad passait des vacances avec son épouse dans un complexe touristique de Marrakech. Le 2 octobre, jour de leur retour prévu aux Pays-Bas, il éprouve de graves difficultés respiratoires. Transporté à l’hôpital, il subit plusieurs examens qui font suspecter un cancer du poumon. Les médecins recommandent des investigations supplémentaires.
Le lendemain, sa famille contacte l’assureur Nationale-Nederlanden, qui la dirige vers SOS International. Selon son gendre Björn, les médecins marocains avaient délivré dès le samedi une autorisation de voyager sous surveillance médicale. Mais les jours passent sans qu’un transport soit organisé.
« Nous appelions six à huit fois par jour », raconte Björn. À chaque échange, les proches doivent répéter les mêmes informations, fournir de nouveau des documents et attendre des rappels qui n’arrivent pas.
Un vol médical à 37 000 euros, mais le dossier reste bloqué
Mercredi, toujours sans solution, la famille trouve elle-même une compagnie proposant un rapatriement médicalisé pour 37 000 euros, avec un délai annoncé de 48 heures. De tels transports peuvent mobiliser un avion spécialement équipé et une équipe médicale.
Jeudi, l’état d’Ad se dégrade brutalement. Ses reins commencent à défaillir. Björn exige alors de parler à un responsable capable de débloquer le dossier.
L’interlocuteur découvre, selon son récit, que des documents médicaux transmis plusieurs jours auparavant ont été rangés au mauvais endroit. « Un temps précieux a été perdu », déplore le gendre. Quelques heures plus tard, Ad meurt à l’hôpital, auprès de son épouse et de son petit-fils Ricardo, installé au Maroc.
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SOS International exprime sa tristesse et annonce vouloir examiner le déroulement du dossier avec les proches. L’organisme rappelle qu’une autorisation de vol délivrée localement ne suffit pas : ses médecins doivent également évaluer la sécurité et la nécessité du transport. Il n’a pas confirmé les erreurs administratives dénoncées par la famille.
Après le décès, les proches se heurtent à de nouvelles difficultés pour rapatrier le corps. Björn et son épouse sont revenus aux Pays-Bas lundi 12 octobre en laissant Ad à Marrakech, où les démarches funéraires restaient à organiser. « Il serait probablement mort rapidement aussi à Helmond, mais au moins il aurait été chez lui, avec sa famille », confie son gendre.