Une croissance espérée à 6,4% en 2008

- 23h14 - Maroc - Ecrit par : L.A

« L’activité économique pour 2008 sera stimulée par le dynamisme de l’investissement et la consolidation de la consommation finale ». Telles sont les prévisions du Bank Al-Maghrib (BAM) pour l’année à venir. En effet, dans son traditionnel rapport sur la politique monétaire publié le 3 avril, BAM est plutôt optimiste quant à l’accélération de l’activité sous condition d’une récolte céréalière moyenne de 60 millions de quintaux, à 6,4% au premier trimestre 2008.

Ainsi en termes de production, la valeur ajoutée agricole pourrait rebondir à 13,5% après un fléchissement au quatrième semestre 2007 de 16,5%. Idem pour l’activité élevage qui devrait s’améliorer, en partie, grâce à l’augmentation de la disponibilité des aliments de bétail (subventionnés).

Pour sa part, la production halieutique connaîtrait un redressement dû à la propagation de la période de repos biologique en 2007. Parallèlement, BAM table sur une poursuite du dynamisme des activités non agricoles. Ainsi leur valeur ajoutée devrait afficher une hausse de 5,4%. De fait, l’industrie extractive maintiendrait, toujours selon le rapport, sa progression autour de 2,5% notamment soutenue par le renchérissement des cours du phosphate et des produits dérivés. Cela se traduirait par une augmentation des exportations, compte tenu d’une demande extérieure et d’une capacité de production plus importante.

Dans le même temps, l’activité industrielle conserverait son rythme moyen de progression autour de 4,1% tiré par le rebond de l’agroalimentaire. Par ailleurs, l’impact de la suppression des quotas européens sur les produits textiles chinois reste incertain à ce stade. S’agissant des commandes au secteur, elles devraient renforcer leur rythme haussier, grâce à l’amélioration des flux dans l’ensemble des secteurs d’activité, et plus particulièrement dans la chimie et la parachimie.

De son côté, le secteur des BTP devrait poursuivre son ascension. Sa valeur ajoutée progresserait, pour BAM, de 10,7% en glissement annuel, porté par l’importance des investissements publics. Cette prévision est corroborée par l’évolution des ventes de ciment de 36,7% et par l’expansion de 6% des encours des crédits à l’immobilier. Quant à l’hôtellerie et la restauration, leur valeur ajoutée devrait enregistrer un léger ralentissement tout en restant en hausse de 4%. En effet, les recettes touristiques ont baissé de 11,8%, malgré la progression des arrivées de 11%. Pour le secteur du transport, la Banque centrale estime sa valeur ajoutée, au premier trimestre 2008, 5%, alimentée par les hausses conjuguées du trafic ferroviaire (11%) et aérien (16%).

S’agissant du secteur des postes et télécommunications, il devrait, également, se maintenir à un rythme ascendant avec un accroissement de près de 11%, en raison de l’intensité de la concurrence et la multiplicité des services fournis.

Au niveau de la consommation, les prévisions de BAM tablent sur un accroissement de 9% pour 2008 poussé, entre autres, par une bonne orientation de la consommation des ménages. Celle-ci a été soutenue par l’amélioration du marché du travail et la progression des transferts des MRE (15,1%). S’ajoute à cela, l’impact de l’expansion des crédits à la consommation.

Bémol

Fin 2007, les exportations se sont accrues de 13,7%. De leur côté, les importations ont également progressé de 43%. Ce qui porte le déficit commercial à 78,8%. Selon BAM, on prévoit un ralentissement de la progression des exportations compte tenu de l’activité de la zone euro qui pourrait marquer le pas. Quant aux importations, leur taux d’accroissement devrait ralentir en cas d’une campagne agricole favorable.

Source : L’Economiste - My Ahmed Belghiti

  • 2008, année moins bonne que prévu ?

    Un taux de 6,8% qui passe à 6,1% puis à 5,4 % : les prévisions de croissance pour 2008, avancées respectivement par le ministère des finances, le Haut commissariat au plan (HCP) et, tout récemment, le Centre marocain de conjoncture (CMC), paraissent s'inscrire inexorablement à la baisse, à mesure que se précisent les contours de l'activité économique pour cette année.

  • Croissance, l'exception Maroc

    Au moment où l'économie mondiale ralentit, celle du Maroc affiche un dynamisme enviable. Les derniers chiffres du Haut commissariat au Plan (HCP) parlent d'un taux de croissance de 6,2% pour l'année 2008. Mieux, l'embellie se prolongera en 2009 où la croissance devrait atteindre 5,3%.

  • 31 milliards de DH d'IDE en 2007

    A en croire les indicateurs pour 2007, la santé de l'économie marocaine est au beau fixe. En témoignent les comptes trimestriels publiés par le Haut Commissariat au Plan (HCP) et repris dans la note conjoncturelle de janvier 2008 du ministère des Finances. Et ce n'est pas le seul département optimiste. Même la BAM indique dans son enquête conjoncturelle que les patrons ont le moral au beau fixe.

  • Comment le crédit à la consommation a évolué sur 10 ans

    Près de 41 milliards de DH. C'est l'encours global des crédits à la consommation accordés par les établissements de crédits, selon la dernière étude de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Celle-ci s'est attelée à examiner l'évolution du secteur sur 10 ans (1995 à 2006). Ce montant représente plus de 35% du montant total des crédits accordés aux ménages (116 milliards de DH) et 33% du total des crédits à l'économie.

  • Croissance : 2008, une bonne année ?

    La croissance en 2008 va être meilleure qu'en 2007. C'est en tout cas ce que l'on peut retenir à la lecture de la note de conjoncture du ministère des Finances. L'étude ne porte que sur les quatre premiers mois de l'année en cours. Néanmoins, ces mois en question sont les plus décisifs pour la croissance du PIB du pays. Ils comprennent en effet l'essentiel de la campagne agricole.

  • Bâtiment : quelques signes d'essoufflement

    Les indicateurs du secteur du bâtiment restent à un niveau relativement élevé et rien ne laisse présager pour le moment une crise, quoique le spectre de la récession économique mondiale plane sur le secteur. D'ailleurs, le segment du logement « haut standing » commence déjà à en ressentir l'effet avec le ralentissement du rythme de l'absorption de l'offre et des ventes qui se font de plus en plus rares.

  • Croissance : Les bons et mauvais élèves

    Une agriculture qui chute lourdement, une industrie minière et énergétique en perte de vitesse et les secteurs financier et du BTP qui maintiennent le cap envers et contre tout… Tels sont les faits marquants de l'économie nationale en 2007. Pour les détailler davantage, le Haut commissariat au plan (HCP) vient de dévoiler la situation des comptes nationaux au terme de l'exercice écoulé.

  • L'Europe toujours premier partenaire commercial du Maroc

    Le Maroc continue de réaliser l'essentiel des ses échanges avec l'Europe. D'ailleurs, ces échanges poursuivent leur dégradation, avec des exportations qui n'arrivent pas à suivre le rythme des importations.

  • Hausse des transferts des MRE au 1er trimestre 2008

    Les transferts des Marocains résidant à l'étranger ont enregistré une hausse de 2,5% au premier trimestre de 2008, pour atteindre quelque 12,15 milliards de dirhams contre 11, 85 milliards durant la même période de 2007, selon l'Office des Changes.

  • 500 milliards de DH de dépôts et 378 milliards de crédits à fin 2007

    Les chiffres du secteur bancaire à fin 2007 font état d'une progression significative des principaux indicateurs d'activité des banques. Selon le dernier reporting du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), les ressources bancaires se sont établies à 521,8 milliards de DH, dont près de 500 milliards de dépôts de la clientèle (95,5%), en hausse de 17,1% par rapport à fin 2006.