En Belgique, un prénom suffit parfois à vous faire juger

- 14h00 - Belgique - Ecrit par : L.A

En Belgique, une récente étude dévoile qu’un citoyen sur cinq juge autrui uniquement sur son prénom. Ce biais inattendu pénalise lourdement les relations sociales et émane majoritairement des jeunes ainsi que des profils hautement diplômés.

Notre patronyme influence directement la manière dont autrui perçoit notre profil. Selon les données recueillies auprès d’un panel de mille personnes, le niveau d’études accentue paradoxalement ce phénomène discriminant. Plus d’un quart des individus qualifiés (26 %) admettent dresser inconsciemment le portrait d’un inconnu sur cette simple base, contre 17 % pour les profils moins instruits. La génération des moins de 34 ans s’avère également très prompte au jugement rapide.

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Ces idées engendrent des répercussions concrètes et souvent douloureuses au quotidien. Un dixième de la population affirme subir ou avoir subi des brimades directement liées à son identité civile. Face à cette stigmatisation persistante, le rejet de l’état civil augmente considérablement. L’année 2025 a d’ailleurs marqué un tournant historique avec un nombre inédit de 6 534 requêtes de modification officiellement enregistrées par le SPF Justice.

Pour contourner ces difficultés sociales, les habitants développent diverses stratégies d’évitement. Plus de la moitié des citoyens préfèrent recourir à un pseudonyme dans la vie courante, une option que 21 % privilégient même face à leur appellation officielle. De leur côté, les futurs parents intègrent cette pression sociale dès la maternité. Plus d’un couple sur cinq opte délibérément pour un choix de prudence afin de protéger sa progéniture de potentielles moqueries futures.

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Ces dynamiques comportementales ont été identifiées via un sondage commandé par l’entreprise My Nametags et relayé par le média HLN. L’institut iVOX, chargé de l’analyse, confirme la puissance de cette première impression inconsciente. Le directeur général de la société commanditaire, Lars Andersen, tempère néanmoins ces résultats en rappelant qu’une appellation initiale ne définit heureusement jamais l’intégralité d’une personne, chacun restant libre d’affirmer sa propre personnalité.